David Savard a gardé le contrôle sur son destin
Agence QMI
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En annonçant sa retraite juste avant les séries éliminatoires, David Savard savait quand serait son dernier match, ce qui a rendu le moment encore plus spécial.
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Joueur autonome au terme de la saison, le défenseur québécois n’était pas du tout fixé sur son avenir. Si un contrat ne lui était pas offert ailleurs, il aurait dû se battre à un camp d’entraînement ou se raviser à poursuivre sa carrière.
Avec le Canadien de Montréal en séries contre toute attente, Savard a quitté par la grande porte. Il n’aurait pas souhaité que cela se passe autrement.
«Quand les gars sont arrivés sur la glace, [les émotions] sont remontées. C’était un moment assez spécial, surtout de le faire avec les gars. Depuis plusieurs années, c’est un groupe qui apprend à se connaître. C’est rare que les gars savent que tu vas prendre ta retraite. Ce sont des décisions qui se prennent [habituellement] l’été», a-t-il expliqué lundi durant un entretien à l’émission JiC.
Même s’il savait ce qui l’attendait après la défaite au cinquième match face aux Capitals de Washington, Savard a été touché.
«On essaie toujours de se préparer à ce moment-là, a-t-il admis. Dès que la sirène retentit, tu sais que c’est fini. C’est une grosse étape de ma vie. Je fais ça depuis plusieurs années et c’est un peu une partie de moi.»
Le grand frère
Si son corps le lui avait permis, Savard aurait aimé poursuivre sa carrière. À 34 ans, il aurait pu avoir d’autres belles saisons devant lui, mais le moment était bien choisi pour accrocher ses patins.
«Il y avait plusieurs choses qui étaient en ligne de compte dans cette décision-là. Pour moi, c’était une décision personnelle, mais surtout familiale avec mes enfants», a-t-il indiqué.
«Être là tous les jours et vivre le quotidien, c’est à ça que j’ai le plus hâte. On a raté beaucoup de choses dans les dernières années. Mes enfants vieillissent quand même assez rapidement. [...] Ça va être une belle étape.»
Savard le reconnaît tout de même : les journées seront longues à la retraite. Un rôle avec le CH pourrait se libérer pour lui éventuellement, mais pour l’instant, il continuera à jouer son rôle de grand frère.
«Je vais rester dans les alentours de Montréal. Je vais rester proche de ces gars-là et continuer à les suivre et écouter les matchs. Ils savent que je suis proche et on peut aller prendre un café ou une bière n’importe quand», a lancé le nouveau retraité.
Voyez son entrevue au complet en vidéo principale.