David Reinbacher croit maintenant être un joueur de la LNH: «Je leur ai montré que je suis prêt»

Nicolas Cloutier
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La première saucette de David Reinbacher avec le Canadien de Montréal a été limitée à deux matchs. Mais ces deux matchs lui auront permis de renforcer une certaine conviction.
Il est un joueur de la Ligue nationale de hockey.
Il y croit. Encore plus qu’il ne le croyait avant son rappel. Il l’affirme sans broncher depuis son retour à Laval.
« Je pense que je leur ai montré que je suis prêt », a lancé Reinbacher avec aplomb, jeudi matin, au lendemain de la victoire du Rocket contre les Marlies de Toronto lors du premier match de cette série de la Ligue américaine de hockey.
Prêt comme dans... prêt à jouer vendredi soir si le Canadien a besoin de lui dans son match numéro 6 contre le Lightning. L’Autrichien se sent à ce point disposé à affronter les meilleurs.
« Prêt même tout de suite, a poursuivi le jeune défenseur, cinquième choix au total du repêchage de 2023. Et pour l’an prochain ? Assurément. »
Pour la petite histoire, un défenseur prometteur était arrivé en renfort pour le Canadien lors du printemps Halak en 2010.
P.K. Subban.
Il était lui aussi droitier. Mais la comparaison s’arrête pas mal ici. Le style et la personnalité des deux défenseurs sont aux antipodes.
Tout peut arriver
Alors que Noah Dobson s’approche chaque jour d’un retour au jeu, il semble très improbable que le CH fasse appel à Reinbacher durant les présentes séries.
Le raisonnement est simple : si tel était le plan, ce serait arrivé alors que Dobson est sur la touche.
Avant d’être rétrogradé par le Tricolore, Reinbacher a cru jusqu’à la dernière seconde à ses chances de jouer en séries. Cet espoir ne s’est pas tout à fait évanoui dans sa tête.
« Bien sûr que je l’espère encore, a-t-il avoué. Tu ne sais jamais ce qui peut se passer demain ou même dans les prochaines heures. J’essaye de me concentrer sur mon travail ici [à Laval], mais cette possibilité occupe encore mes pensées. »
Que s’est-il donc passé durant ces 27 minutes dans la LNH pour que Reinbacher en ressorte avec une telle assurance ? Beaucoup de choses, selon le principal intéressé.
« Mon écart avec le porteur était bon, a-t-il noté. Je transportais la rondelle, je faisais les bons jeux. Dès les premiers instants, en fait, je me sentais à l’aise. »
Avec son bon ami
Il n’était pas pour autant déçu quand on l’a retourné chez le Rocket.
« Un jeune veut jouer le plus possible, a-t-il justifié. Bien sûr, c’est dans la LNH que je veux le faire. Mais la direction a un très bon plan pour moi. »
Ce plan rédigé quelque part dans les bureaux de Jeff Gorton et de Kent Hughes entrevoit-il, à son point culminant, une paire formée de Reinbacher et de son grand ami Lane Hutson ?
Si c’est le cas, on a eu droit à un premier échantillon contre les Flyers de Philadelphie lors du dernier match de la saison régulière.
Dès que l’on mentionne le nom de son camarade, le visage de Reinbacher s’illumine.
« On ne pensait pas jouer ensemble, puis ils nous ont annoncé la nouvelle à l’entraînement matinal. C’était spécial... et j’espère que cela peut durer pour de longs, longs moments », a exprimé le longiligne droitier, large sourire au visage.
Du chien
Chaque joueur effectuant ses débuts dans la LNH vit un moment surréel. Le genre de moment qui te rappelle que tu es arrivé dans la cour des grands.
« Moi, c’est quand je me suis retrouvé dans une mêlée pour la rondelle avec Mathew Barzal, a mentionné Reinbacher au sujet de son baptême dans la LNH contre les Islanders à Long Island. C’était un joueur que j’observais lors des dernières années et me voilà à côté de lui. »
Il n’est pas resté admiratif trop longtemps. Lors du match suivant, contre les Flyers à Philadelphie, il a administré un bon coup de poing au visage de Porter Martone entre les sifflets.
« Il m’a frappé le premier, a aussitôt précisé Reinbacher. Je me suis dit : “Non, je n’accepterai pas ça.” Que ce soit mon premier match [ou mon deuxième], je ne tolère pas ça. Je voulais lui rendre la monnaie de sa pièce. »