David Perron veut rester à St. Louis

Agence QMI
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Ayant porté les couleurs de cinq équipes dans la Ligue nationale de hockey (LNH), David Perron est toujours revenu avec les Blues de St. Louis lorsqu’il était joueur autonome. Selon toute vraisemblance, il y sera encore l’automne prochain.
Le Québécois de 34 ans en est à un troisième séjour avec l’organisation du Missouri. Il a été échangé une fois par l’équipe en 2013, puis les Golden Knights de Vegas l’ont sélectionné au repêchage d’expansion en 2017. Mais chaque fois, il est revenu. Ses cinq contrats dans la LNH, il les a tous signés avec les Blues.
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Alors qu’il profitera de l’autonomie complète dans quelques semaines, Perron n’a donc pas caché son jeu: il veut poursuivre l’aventure à St. Louis.
«Juste pour nos enfants, ils sont à l'école, ils aiment la ville comme moi, a-t-il fait valoir, mardi, lors du bilan de fin de saison de l’équipe. C’est une chose, tout comme jouer avec Ryan O’Reilly et le reste du groupe, que j’aimerais continuer. J'ai l'impression de m'être construit ici en tant que joueur au fil des années et je veux que ça continue.»
Déjouer le temps
Perron ne sera pas le seul dossier sur la table du directeur général Doug Armstrong cet été, mais ce dernier ne sera pas submergé de travail. Tyler Bozak est le seul autre attaquant sans contrat, tandis que les défenseurs Niko Mikkola, Scott Perunovich, Nick Leddy et Calle Rosen ainsi que le gardien Ville Husso pourraient également devenir joueurs autonomes.
Il a notamment eu de bons mots pour Perron, qu’il souhaite voir de retour.
«J'ai l'impression d'être ici depuis longtemps et [Perron] me précède, a lancé le DG. C’est un sacré joueur. Il déjoue la vieillesse mieux que 95 à 99 % des joueurs de la LNH. Ce qu’il a fait cette année était spectaculaire. Si nous pouvons trouver un terrain d’entente, j’aimerais le ramener.»
Perron a en effet totalisé 27 buts et 57 points en 67 parties de saison régulière avant de toucher la cible neuf fois en 12 rencontres éliminatoires. Il a également obtenu quatre mentions d’aide.
O’Reilly, lui, a encore une année à écouler à son contrat, mais il pourrait bientôt amorcer des discussions pour une prolongation de contrat. D’ici là, le capitaine des Blues espère fortement que Perron sera de retour.
«Nous voulons garder ce groupe uni et il en est une si grande partie, a dit O'Reilly. Oui, la saison vient de se terminer, et je suis sûr que les choses vont progresser au fur et à mesure que nous avançons, mais il joue un rôle important dans tout cela et je pense que nous voulons tous les deux être ici.»
«Une opportunité donnée par Dieu»
Avouant avoir bel et bien lancé une bouteille d’eau en direction de Nazem Kadri, Jordan Binnington a toutefois indiqué qu’il ne croyait pas que l’attaquant de l’Avalanche du Colorado l’avait blessé intentionnellement.
Le gardien des Blues de St. Louis est revenu sur l’incident avec Kadri qui l’a blessé au genou et qui l’a forcé à rater les trois derniers matchs de la série de deuxième tour entre les deux équipes, mardi lors de son bilan de fin de saison. L’Avalanche a triomphé en six parties et affrontera les Oilers d’Edmonton en finale de l’Ouest.
L’incident est survenu en première période. Alors que Kadri tentait de récupérer une rondelle libre dans l’enclave, un contact avec le défenseur Calle Rosen a fait chuter les deux joueurs sur le gardien. Ce dernier a par ailleurs confirmé, mardi, qu'il n’aura pas besoin d’opération pour se rétablir.
«Je suis allé faire examiner mon genou en milieu de partie, s'est souvenu Binnington, à propos de la soirée en question. Je revenais à l’aréna et la partie venait de se terminer. Je marchais dans le couloir et je n’ai pas trouvé de bac de recyclage. Juste avant d’entrer dans le vestiaire, je l’ai vu faire une entrevue. Il riait, et moi j’étais là avec une attelle en boitant.»
«J'avais juste l'impression que c'était une opportunité donnée par Dieu. Je pouvais rester silencieux et aller dans le vestiaire, ou je pouvais dire quelque chose et le forcer à me regarder dans les yeux pour qu'il comprenne ce qui se passait, pour réfléchir. Ouais, j’ai jeté la bouteille vide. (...) Je veux dire, c'est comme ça. C'est du hockey et c'est un jeu compétitif. C’est tout.»
Avec le recul, Binnington est toutefois bien conscient qu’il s’agit probablement d’un incident inévitable.
«C'est un sport physique. Je pense que ce sont les séries éliminatoires et qu’il est allé au filet, c’est comme ça que ça se passe. Je ne pense pas qu’il essayait de [me blesser] intentionnellement.»
Après une saison difficile au cours de laquelle il a montré une fiche de 18-14-4 et un taux d’efficacité de ,901, Binnington s’est bien ressaisi en séries avec un taux de ,949 en six sorties.