Date limite des transactions: cette fois, Nick Suzuki n’a pas eu de message à passer à Kent Hughes


Jonathan Bernier
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SAN JOSE | Nick Suzuki n’était pas passé par quatre chemins, l’an dernier, en intimant Kent Hughes et Jeff Gorton de garder l’équipe intacte à la date limite des transactions.
En garantie, il avait assuré à ses patrons que le groupe qui était en place serait capable de se tailler une place en séries éliminatoires. Promesse qui a été tenue.
Cette fois, à quatre jours de la date butoir, le message du capitaine a été moins direct.
« La conversation n’a pas du tout été la même que l’an dernier, a-t-il mentionné, lundi midi, au terme de l’entraînement tenu à San Jose, en prévision du match de mardi. J’ai pleinement confiance en la direction quant aux décisions qu’elle prendra. »

Il faut dire que la situation n’est pas la même. À pareille date, l’an dernier, le Canadien se démenait comme un diable dans l’eau bénite pour remonter à la surface. Il accusait trois points de retard sur la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires.
Cette fois, même s’il n’est pas à l’abri d’une exclusion, il est au cœur d’une course pour le sommet de la division Atlantique. Disons que, dans ce temps-là, les ventes précipitées sont plus rares.
« Il y a moins de nuages au-dessus de la tête des gars, a-t-il reconnu. Ça nous permet de jouer avec un peu plus d’aisance. On a pu le voir au cours des derniers matchs. »
Les bons morceaux
En raison de la situation avantageuse dans laquelle se retrouve le Tricolore, on pourrait croire que le capitaine aimerait voir du renfort arriver d’ailleurs. Or, Suzuki est persuadé que ses coéquipiers actuels et lui ont de nouveau ce qu’il faut pour répondre aux attentes.
« Je n’attends pas après une grosse transaction, ni même une petite. Je ne sais pas comment le groupe d’entraîneurs ou les dirigeants voient les choses, mais j’ai entièrement confiance dans le groupe que nous avons », a-t-il indiqué.
« Le groupe que nous avons est spécial. Nos liens sont tissés serré. Avec Équipe Canada, j’ai vu combien miser un groupe spécial peut faire une différence », a-t-il également mentionné.
Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que les joueurs ne vivent pas l’approche de ce moment charnière de la même façon que les partisans.
Année après année, plusieurs sont rivés à leur écran à l’affût de la moindre rumeur ou parcelle d’information indiquant que les dirigeants de leur équipe favorite s’apprêtent à réaliser un coup d’éclat.
Laine est du voyage
Pour les joueurs, ça peut devenir des heures d’angoisses. Rappelez-vous l’an dernier combien Jake Evans était soulagé de faire encore partie de l’équipe (et d’avoir signé un nouveau contrat). Il était tellement sûr d’être échangé que sa conjointe et lui avaient fait les valises et les boîtes de déménagement étaient prêtes.
« Je mentirais si je disais qu’on n’entend pas ce qui se dit, mais je ne dirais pas que c’est un moment stressant, a soutenu Brendan Gallagher, qui dispute une 14e saison avec le Canadien. On essaie de demeurer dans notre routine le plus possible. »
« Ce qui est bien, c’est que nous avons un match cette journée-là [à Anaheim]. Donc, on aura quelque chose pour meubler le temps. »
Avec les ajouts d’Alexandre Texier et de Philip Danault, plus tôt cette saison, Hughes et Gorton considèrent peut-être que, pour l’instant, les besoins sont comblés. Sans compter qu’avec le retour de tous les blessés, Martin St-Louis a les mains pleines.
Par ailleurs, il sera intéressant de voir ce qu’il adviendra de Patrik Laine. Inactif depuis la mi-octobre, même s’il entraîne avec ses coéquipiers depuis le 16 janvier, le Finlandais a accompagné l’équipe pour ce voyage californien.