Dans cette autre semaine déterminante dans la course aux séries éliminatoires, le Canadien n’aura pas le temps de reprendre son souffle

Jonathan Bernier
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Trois fois cette semaine, le Canadien a disputé le match le plus important de sa saison. Après l’avoir vu échapper quatre points à sa portée au cours de la fin de semaine, on se demandait bien comment il allait se débrouiller.
Puisqu’il a remporté deux de ces trois rencontres, on peut affirmer qu’il s’en est bien sorti. Surtout considérant le niveau élevé de pression qu’apportaient ses adversaires dans cette période charnière de la saison.

« Les séries sont déjà entamées pour nous en raison du classement et de la façon dont les autres équipes jouent. C’est le style de hockey qu’on doit jouer à ce moment-ci de l’année », a noté Martin St-Louis, après la victoire de samedi contre les Islanders.
Le style dont parle l’entraîneur-chef du Canadien en est un où ses joueurs limitent les occasions gratuites offertes à l’adversaire, où ils respectent la structure défensive à la lettre et où ils font confiance à leur échec avant, au lieu de tenter de jouer dans la dentelle en zone adverse.
Disons que, dernièrement, c’est le genre d’aspect qui faisait défaut.
« On a été déçus par nos décisions et nos erreurs. Mais cette semaine, on s’est retrouvé », a lancé St-Louis. « Notre groupe a retrouvé sa meilleure version, parce que les joueurs affichent individuellement leur meilleure version. C’est encourageant. »
« Il y a eu plusieurs périodes cette année où nous avons joué de cette façon », a-t-il poursuivi. « C’est normal de se perdre, parfois, dans le cours d’une longue saison. Il faut que tu ramènes ça. »
Pris dans le même peloton
Le résultat de cette dernière période creuse a fait en sorte que les Montréalais ont laissé d’importants points sur la table. Au bas mot, on parle de près d’une dizaine de points gaspillés depuis le retour de la pause olympique.
Ce qui les a, du même coup, empêchés de faire comme les Sabres de Buffalo et de prendre une option sur le sommet de la division Atlantique.
Par conséquent, avec 13 matchs à disputer, le Canadien est encore pris au milieu d’un peloton au sein duquel tout le monde gagne sur une base régulière. Pour l’instant, 86 points, c’est plus près d’une exclusion des séries que du deuxième rang dans l’Atlantique.
« On s’est placés nous-mêmes dans une position difficile. On le savait », a reconnu Kaiden Guhle, l’un de ceux qui semblent justement avoir retrouvé la meilleure version de lui-même. « D’ici la fin de la saison, il faut qu’on joue de la même façon. On va continuer de bûcher. Si on fait ça, j’adore nos chances de gagner contre n’importe quelle équipe. »
Dix autres jours déterminants
C’est à souhaiter, car les 10 prochains jours seront également déterminants dans cette course aux séries éliminatoires qui nous tiendra probablement en haleine jusqu’au 82e match de la saison. Le Canadien n’aura pas le temps de reprendre son souffle.
Au programme, deux matchs contre les Hurricanes de la Caroline, meneurs de la division Métropolitaine, et un match à Nashville. Mais ce qui retiendra surtout l’attention, c’est la visite des Blue Jackets ce jeudi, et le passage à Tampa le mardi suivant.
Comme ce fut le cas lors des trois derniers matchs, le Tricolore affrontera alors des adversaires qui se trouvent dans le même peloton que lui.
Alexandre Carrier et St-Louis ont beau dire que, quand on court, il vaut mieux regarder devant, un petit coup d’œil par-dessus l’épaule de temps à autre, ça ne fait pas de tort. Ne serait-ce que pour constater que d’autres équipes, comme les Sénateurs et les Flyers (7-2-1 à leurs dix derniers matchs), commencent à revenir dans le portrait.
Ça va finir par passer serré à la photo-témoin.