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Danny et Bianca Maciocia font équipe avec les Alouettes: «Ça me touche au cœur de l’avoir près de moi»

Richard Boutin
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-03-24T19:00:00Z

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REGINA | Danny Maciocia en a vécu, des camps d’évaluation de la LCF, mais l’édition de cette année à Regina avait une saveur bien spéciale pour le directeur-gérant des Alouettes de Montréal.

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À l’emploi des Alouettes depuis le début de l’année, sa fille aînée, Bianca, a participé à son premier camp. «C’est très spécial de vivre cette expérience ensemble, a exprimé Maciocia. Ça me touche au cœur de l’avoir près de moi. J’aurais souhaité qu’elle travaille dans un autre domaine que le football, mais elle a quitté son emploi à Air Canada et souhaitait travailler comme bénévole avec nous comme moi en 1996 et 1997 avec les Alouettes.»

Malgré ses craintes de départ, Maciocia s’est laissé convaincre par son épouse.

«Comme ma femme m’a dit, "tu as aidé et influencé plusieurs personnes dans ta carrière et tu as maintenant la chance de le faire avec ta fille", a-t-il raconté. On a beaucoup de plaisir à travailler ensemble et elle est impliquée dans tout ce qui touche aux opérations football. Elle apprend de notre directrice des opérations football Allyson Sobol qui a été un ajout incroyable à notre organisation. Bianca travaille à temps plein, mais de façon bénévole pour le moment.»

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La piqûre du football très jeune

Bianca a eu la piqûre du football très rapidement. «Plus jeune, je voyais mon père qui faisait toujours quelque chose de différent selon le moment de la saison contrairement aux parents de mes amies qui occupaient un emploi plus traditionnel, a-t-elle raconté. À deux ans, je demandais à mon père de m’amener au stade. Je l’écoutais négocier au téléphone et parler avec des joueurs.»

«C’est le fun de débuter comme mon père à titre de bénévole et la précarité ne me fait pas peur, de poursuivre Bianca. Je veux me développer dans le sport et dans l’industrie. Je ne sais pas quel est mon but ultime. C’est cool que je sois ici au camp d’évaluation plutôt que de regarder les bandes vidéo à la maison et je suis vraiment excitée parce que c’est la première fois que je serai présente toute l’année. En 2023, j’étais présente au camp d’entraînement à Trois-Rivières, mais sans plus. Je m’impliquais aussi à temps plein avec les Carabins pendant l’été ainsi que les fins de semaine pendant l’école.»

L’inquiétude de départ de Maciocia provient de l’insécurité qui règne dans la LCF. «J’occupe un des neuf emplois de DG dans la LCF, mais ces emplois ne durent pas pour l’éternité, a-t-il souligné. Je n’ai pas du tout l’envie de quitter et j’en ai encore pour un bout, mais je ne pense pas que mon successeur va la garder.»

«Si elle veut poursuivre dans le football, je vais lui suggérer de regarder ailleurs, d’ajouter Maciocia. Elle parle quatre langues, elle est beaucoup plus intelligente que son père et elle peut rêver gros. J’espère qu’un jour on parlera de moi comme le père de Bianca.»

«Un modèle pour moi»

Bianca est très heureuse de faire ses premiers pas dans le monde du football professionnel auprès de Sobol. «Elle est un modèle pour moi et c’est le fun que je ne sois pas la seule femme. On travaille ensemble et Allyson est toujours là pour moi quand j’ai des questions. Au fil des ans, des femmes se sont développées au sein de l’organisation des Alouettes. On peut penser à Catherine Raîche [maintenant Catherine Hickman depuis son mariage] et Annie Larouche.»

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