De retour dans l’uniforme du Canadien ce soir: Phillip Danault avait besoin d’un changement d’air

Jonathan Bernier
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BOSTON | Le talent, le travail et l’expérience ne suffisent pas toujours pour bien performer. Se sentir aimé et désiré sont également des conditions à ne pas sous-estimer.
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Accueilli à bras ouverts par les entraîneurs du Canadien et ses nouveaux coéquipiers, Phillip Danault estime que l’environnement qu’il retrouve avec la formation montréalaise lui permettra de retrouver sa superbe.
«Quand tu joues au hockey, les saisons peuvent être longues. Quand tu n’es pas bien à une certaine place, ça peut aller de la mauvaise façon, a indiqué Danault, au terme de l’entraînement matinal précédant le match face aux Bruins, mardi. Vers la fin, ça devient un peu un entonnoir. C’est difficile de se relever de ça. Je pense que ce changement était le bienvenu.»

Cet entonnoir dont le Victoriavillois fait mention, c’est un temps de jeu devenu limité. Principal homme de confiance pour écouler des punitions chez les Kings, avec Anze Kopitar, lors de ses quatre premières saisons en Californie, il était devenu le sixième attaquant envoyé dans la mêlée dans une telle situation.
Par conséquent, des soirées de moins de 15 minutes de jeu devenaient de plus en plus fréquentes.
«Avec ce que l’on me donnait, je trouvais que je ne pouvais rien amener à l’équipe. Vers la fin, je me sentais impuissant et inutile», a-t-il décrit.
« Premiers » échos de vestiaire avec Phil Danault 🎙️
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) December 23, 2025
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Évidemment, ce changement de philosophie et cette utilisation restreinte n’expliquent pas à eux seuls pourquoi Danault n’a toujours pas touché la cible et n’a récolté que cinq mentions d’assistance en 30 matchs depuis le début de la campagne.
«Il faut toujours que tu te regardes dans le miroir», a soutenu Danault.
Une flèche au coach des Kings?
N’empêche qu’il est persuadé que le système de jeu préconisé par Martin St-Louis lui permettra de débloquer offensivement.
«À Los Angeles, on était l’une des équipes qui marquaient le moins de buts dans la ligue. C’est un système plus défensif, a expliqué le centre de 32 ans. À Montréal, on est beaucoup plus axé sur l’attaque. Je vais aller au net et je vais garder ça simple.»
«Je ne suis pas inquiet que [les buts et les points] vont venir. Quand tu te sens bien mentalement, la rondelle te suit», a-t-il pris soin d’ajouter.
Ce bon état d’esprit, Danault est persuadé qu’il le retrouvera en étant jumelé à Alexandre Texier et Josh Anderson et en étant l’un des principaux soldats de St-Louis en infériorité numérique.
«Je ne sais pas tout à fait comment Martin [St-Louis] va m’utiliser, mais je sais qu’il va le faire de la bonne façon, a déclaré Danault. C’est un gars intelligent, capable de lire le match.»
On ne sait pas si cette formulation se voulait une flèche dirigée vers Jim Hiller, l’entraîneur-chef des Kings, mais c’est tout comme.
«Je sais que le Canadien marque beaucoup de buts, mais qu’il a tendance à avoir de la difficulté quand le match est serré en raison du manque d’expérience. C’est ce que j’amène», a-t-il poursuivi.
Un homme de confiance
Danault peut dormir sur ses deux oreilles. Si Hiller préférait lui faire réchauffer le banc, c’est loin d’être le plan de St-Louis.
«C’est un gars fiable à forces égales et pour tuer les punitions. Je le vois jouer le rôle qu’il a toujours joué dans sa carrière. C’est quelque chose dont nous avons besoin», a précisé l’entraîneur-chef du Canadien.
D’ailleurs, à l’image de Kent Hughes, lors de son point de presse de samedi matin, le Lavallois n’est pas inquiet de voir son nouvel équipier retrouver son aplomb.
«Historiquement, il a prouvé qu’il pouvait contribuer en attaque. Mais il ne le faisait pas au détriment de son jeu défensif, a-t-il laissé tomber. C’est un gars en qui tu peux avoir confiance lors des confrontations sur les patinoires adverses. Plus il sera à l’aise, plus il sera en mesure de contribuer.»