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Cyclisme sur piste: l’entraîneur des Canadiens qui revient dans son ancien vélodrome conserve de mauvais souvenirs des dirigeants français

Richard Boutin
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-08-05T19:47:34Z

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PARIS | Identifié comme le bouc émissaire des ratés français en cyclisme sur piste aux Jeux olympiques de Rio en 2016, l’entraîneur Franck Durivaux a été viré comme un malpropre.

De retour dans le Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines où il a tenu bureau pendant deux ans et demi comme responsable du programme élite français, l’entraîneur du groupe de vitesse canadien a le couteau entre les dents.

«Je veux défier les Français et leur prouver qu’on peut être meilleur qu’eux, a déclaré l’entraîneur français, qui a été embauché par Cyclisme Canada en août 2017. J’ai de la rancœur contre les dirigeants, mais pas contre les coureurs. Je leur reproche d’avoir fait un choix politique et non basé sur les performances. La politique aide les performances, mais ne doit pas gérer la performance.»

Ce choix politique a été fait par un certain David Lappartient, président de l’Union cycliste internationale (UCI) depuis 2017. Ce dernier occupait le poste de président de la Fédération française depuis 2009 quand il a limogé Durivaux.

L’entraîneur est fier des résultats des coureurs français pendant son règne.

«On m’a pointé comme le responsable pour Rio où nous avons remporté une seule médaille, mais on avait gagné toutes les épreuves de vitesse chez les hommes au mondial en 2015. En 2017 au mondial à Londres, ce fut la catastrophe.»

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Durivaux assure que l’objectif numéro un est de gagner. «Je vais aux Olympiques avec le Canada et je me fous de la France, a-t-il résumé. L’objectif est de battre tout le monde et non seulement la France.»

Qualification historique

Durivaux se pointe dans son pays d’origine alors que le Canada compte sur une équipe complète de 14 coureurs pour la première fois de son histoire. On retrouve six coureurs en vitesse et huit en endurance.

«Quand j’ai signé avec le Canada il y a sept ans, c’était le but, a-t-il mentionné. Je voulais contribuer à amener le Canada à ce niveau. Je ne veux pas que ce soit seulement une seule fois. Je prends beaucoup de fierté à ce que nos athlètes soient attendus et craints comme c’est le cas pour les hockeyeurs canadiens.

«Je suis réaliste aussi, d’ajouter le pilote du programme canadien du même souffle. On ne trouve pas des filles comme Lauriane [Genest] et Kelsey [Mitchell] tous les jours. Les deux sont exceptionnelles.»

Durivaux est fier de son bilan depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe de vitesse. «On compte deux médailles olympiques et la France n’a aucun titre olympique depuis 2000.» Mitchell a gagné l’or au sprint et Genest le bronze au keirin à Tokyo.

Une 8e place au sprint par équipe

Le vélo sur piste a pris son envol, lundi, avec la présentation de l’épreuve du sprint par équipe chez les femmes où les Britanniques imposent leur loi.

Qualifiée au 8e rang, la formation canadienne formée de Sarah Orban, Lauriane Genest et Kelsey Mitchell s’est frottée en première ronde aux Britanniques qui ont amélioré leur record mondial.

Les Canadiennes se sont inclinées et ont terminé en 8e place. La Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande et l’Allemagne se sont partagé le podium.

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