Cutter Gauthier est un «canard boiteux», selon les médias de Philadelphie

Agence QMI
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Le hockeyeur Cutter Gauthier restera bien malgré lui une personnalité publique à Philadelphie, où il continue de faire l’objet de commentaires acerbes provenant des partisans des Flyers, mais aussi de membres des médias.
Le cinquième choix au total du repêchage 2022 est devenu un visage honni pour de nombreux amateurs de hockey locaux qui lui vouent tout, sauf de l’amour fraternel. Depuis que les membres de l’organisation des Flyers, que ce soit le président des opérations hockey Keith Jones ou le directeur général Daniel Brière, ont évoqué le non-désir de Gauthier de porter les couleurs du club, l’Américain est devenu «persona non grata» dans l’est de la Pennsylvanie.
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D’ailleurs, le principal concerné a admis en entrevue au site The Athletic qu’il avait reçu des menaces de mort.
Cette virulence du propos est aussi bien perceptible dans les pages du principal quotidien de la ville, le Philadelphia Inquirer. Ainsi, le chroniqueur Marcus Hayes ne s’est pas gêné pour vilipender le «traître», tout en y allant d’une analogie plutôt dure avec la transaction envoyant le patineur de 19 ans aux Ducks d’Anaheim en retour de Jamie Drysdale et d’une sélection de deuxième tour en 2025.
«Gauthier est un gros et rapide attaquant de Boston College qui devait constituer le meilleur ailier gauche des Flyers depuis John LeClair. Ça semblait le mariage parfait. Quand le club l’a sélectionné [...], il a dit être bâti pour être un Flyer. Il est plutôt devenu un canard boiteux», a rédigé Hayes.
«Cutter Gauthier aurait pu être le prochain héros du hockey à Philadelphie : un Bobby Clarke, un Bernard Parent, un Bill Barber. Au lieu de cela, il a choisi de devenir le prochain vilain de la ville : un J.D. Drew, un Scott Rolen, un Carson Wentz, un Ben Simmons», a également énuméré l’auteur au début de son texte diffusé jeudi.
Bonne chance au parvenu
D’autres passages de l’article contiennent des mots ne laissant pas de place à l’interprétation. Celui qui n'a pas de lien de parenté avec l’ancien joueur des Flyers Kevin Hayes, qui a vu mercredi l’entraîneur-chef John Tortorella le soutenir en réfutant les mots d’un journaliste disant qu’il avait contribué au départ de Gauthier, est catégorique.
«Ce n’est pas la faute de [Kevin] Hayes ni celle du précédent bureau de la direction, du nouveau ou même de Tortorella. C’est celle de Gauthier, a écrit le chroniqueur. Que Dieu l’aide quand il viendra à Philadelphie à l’avenir. [...] Au moins, les Flyers ne lui ont jamais payé un seul sou.»