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CRITIQUE | Voici ce qu’on a pensé du nouveau film d’horreur «Black Phone 2», qui débarque sur nos écrans juste à temps pour l’Halloween

Mason Thames et Ethan Hawke dans «Black Phone 2».
Mason Thames et Ethan Hawke dans «Black Phone 2». Photo fournie par Universal Pictures
Photo portrait de Bruno Lapointe

Bruno Lapointe

2025-10-16T23:00:00Z

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Plus complexe, plus violent et plus terrifiant: le film Black Phone 2 est l’exemple parfait d’une suite qui sait se montrer à la hauteur de son prédécesseur. 

On l’avoue d’entrée de jeu, on a initialement sourcillé en apprenant le projet d’offrir une suite au film Black Phone. Certes, ce long-métrage d’épouvante a été la surprise de l’été 2022 avec son intrigue habilement ficelée, ses atmosphères anxiogènes et son meurtrier au look déjà iconique.

Mais on sentait surtout que le cinéaste et coscénariste Scott Derrickson avait réussi à exploiter pleinement cette prémisse en une centaine de minutes... en plus de tuer son antagoniste dans le dernier acte.

Une suite était-elle nécessaire? Pas forcément.

Mais force est de constater qu’on a eu tort de sous-estimer les ambitions du réalisateur américain. Car Black Phone 2 (rebaptisé Téléphone noir 2, au Québec) sonne encore plus fort dans les salles obscures que son prédécesseur. Et on s’en serait voulu de rater son appel.

Un appel d’outre-tombe

On reprend aujourd’hui l’intrigue quatre années après les événements du premier film. Le tueur en série qui y sévissait est bel et bien mort et (probablement) enterré. Sa dernière victime, un adolescent prénommé Finney qui a réussi à échapper in extremis à ses griffes, porte encore les cicatrices de son traumatisme, réprimant ses souvenirs à grandes bouffées de marijuana.

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Mais lorsque la sonnerie du téléphone noir, un appareil permettant à l’au-delà de communiquer avec les vivants, retentit à nouveau, Finney se trouvera plongé dans un tout autre cauchemar en compagnie de Gwen, sa jeune sœur aux rêves clairvoyants. 

Le tueur du film «Black Phone 2» vient terroriser sa nouvelle victime dans son sommeil, comme le faisait Freddy Krueger dans las saga «A Nightmare on Elm Street».
Le tueur du film «Black Phone 2» vient terroriser sa nouvelle victime dans son sommeil, comme le faisait Freddy Krueger dans las saga «A Nightmare on Elm Street». Photo fournie par Universal Studios
L’influence de Wes Craven

Afin de ramener son tueur à l’écran, Scott Derrickson s’est visiblement tourné vers Wes Craven pour y puiser son inspiration. Ainsi, le personnage au masque cornu devient en quelque sorte un calque de Freddy Kruegger, le croque-mitaine de la rue Elm, qui viendra terrifier Gwen durant son sommeil. Est-ce original? Peut-être pas. Mais c’est fichûment bien exécuté, ça vient titiller une certaine fibre nostalgique chez les fans du genre, et ça force Black Phone 2 à embrasser pleinement sa vocation horrifique.  

Car si le premier chapitre pouvait s’apparenter davantage au thriller, cette suite plonge à pieds joints dans l’épouvante et les mares d’hémoglobine où pataugent gaiement les personnages. C’est brutal, c’est sanglant, c’est graphique. Et on en redemande.

On l’avoue tout de même, les scénaristes tournent ici et là quelques coins ronds au nom du divertissement, surtout dans le dernier acte. Mais malgré sa finale quelque peu précipitée, on retiendra surtout de Black Phone 2 ses images saisissantes, son impact émotionnel étonnant et, évidemment, cette image d’Ethan Hawke qui s’en donne à cœur joie sous son masque de tueur sanguinaire.

Black Phone 2 ★★★ 1/2

Un film de Scott Derrickson. Avec Mason Thames, Madeleine McGraw et Ethan Hawke. À l’affiche.

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