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[CRITIQUE] Voici ce qu’on a pensé de «Michael», le film controversé sur le roi de la pop Michael Jackson

Glen Wilson/Lionsgate
Photo portrait de Maxime Demers

Maxime Demers

2026-04-23T23:00:00Z

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Rarement un film aura suscité autant de controverse avant même sa sortie. Produit avec l’étroite collaboration de la succession du roi de la pop, ce drame biographique consacré à Michael Jackson promettait un regard intime sur la vie du chanteur de Thriller. Il s’avère plutôt être une tentative grossière de réhabilitation de la star, décédée en 2009.

Vous l’aurez compris, Michael, réalisé par Antoine Fuqua (Jour de formation), brosse un portrait on ne peut plus flatteur du chanteur prodige révélé à l’âge de 10 ans au sein groupe familial The Jackson 5. Aussi contestable soit-il, ce parti pris n’a rien d’étonnant, sachant que le clan Jackson aurait déboursé 15 millions de dollars afin de faire retirer du film toute allusion aux accusations d’abus sexuels sur mineurs visant la star.

Dans sa forme, Michael suit le modèle classique du drame biographique musical à la manière de Bohemian Rhapsody, sur Freddie Mercury. Le film s’ouvre en 1966 à Gary, petite ville de l’Indiana où Michael grandit avec ses neuf frères et sœurs. 

On y découvre un jeune chanteur extrêmement doué, qui fait déjà danser les salles de sa région avec les Jackson 5. Autoritaire et tyrannique, le patriarche, Joe Jackson, dirige le groupe d’une main de fer, n’hésitant pas à asséner quelques coups de ceinture à Michael pour le discipliner.

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Glen Wilson/Lionsgate
Glen Wilson/Lionsgate

La suite, on la connaît : après le succès fulgurant des Jackson Five, Michael entreprend une carrière solo et lance Thriller, l’album qui le propulse vers des sommets inégalés de popularité. Or, même entouré d’une nouvelle équipe, le nouveau roi de la pop peine à se libérer de l’emprise paternelle.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Rien de nouveau

Avant de lancer le pot, commençons par les fleurs. Le jeune Jaafar Jackson, fils de Jermaine et neveu de Michael, livre une performance remarquable dans le rôle-titre. Dans certaines scènes, la ressemblance avec son célèbre oncle est tout simplement bluffante.

Glen Wilson/Lionsgate
Glen Wilson/Lionsgate

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Il faut aussi admettre que les séquences musicales du film sont réussies. Magnifiés par des chorégraphies spectaculaires, les hits de Michael Jackson demeurent d’une efficacité redoutable.

Le problème, c’est que ce portrait lisse et édulcoré ne nous apprend rien de nouveau sur le roi de la pop et passe sous silence ses zones d’ombre, notamment les accusations de pédophilie. Antoine Fuqua le présente comme un éternel enfant, atteint du syndrome de Peter Pan. 

Hilary Bronwyn Gayle/Lionsgate
Hilary Bronwyn Gayle/Lionsgate

Sa relation ambiguë avec les enfants n’est toutefois jamais réellement abordée, à l’exception dans quelques scènes complaisantes où on le voit rendre visite à des jeunes patients atteints de cancer. Dans le film, ses plus proches relations se résument à sa mère, son garde du corps et ses animaux, dont son célèbre chimpanzé Bubbles.

S’il risque de satisfaire les fans les plus fidèles du roi de la pop, Michael laissera sans doute plusieurs spectateurs sur leur faim.

  • Note : 2 sur 5
  • Michael, un film d’Antoine Fuqua avec Jaafar Jackson, Miles Teller, Colman Domingo et Nia Long. À l’affiche.
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