[CRITIQUE] Magalie Lépine-Blondeau brille dans la charmante comédie romantique «L’Âme idéale»


Maxime Demers
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Pour son premier grand rôle en France, l’actrice québécoise Magalie Lépine-Blondeau livre une performance touchante et lumineuse dans L’Âme idéale, une comédie romantique charmante qui flirte habilement avec le fantastique.
Médecin au service de soins palliatifs d’un hôpital du Havre, Elsa (Magalie Lépine-Blondeau) a tiré un trait sur les histoires d’amour en raison d’un don particulier, hérité de sa mère: elle peut voir les morts et communiquer avec eux. Cette faculté, précieuse dans son travail, l’aide à accompagner ses patients vers l’acceptation de leur mort imminente. Mais elle l’isole aussi affectivement et a déjà fait fuir son dernier conjoint.
Or, sa vie bascule un soir, après un accident de scooter. Légèrement blessée, elle est secourue par Oscar (Jonathan Cohen), un homme qui a perdu la vie dans l’accident et qui ignore encore qu’il est devenu un fantôme. Le coup de foudre est immédiat et, contre toute attente, la présence d’Oscar redonnera foi en l’amour à Elsa.
Un tandem irrésistible

Avec ce premier long métrage, la réalisatrice française Alice Vial signe une comédie romantique chaleureuse et réconfortante qui se distingue par sa grande sensibilité. L’intégration d’éléments fantastiques à cette histoire d’amour singulière aurait pu s’avérer casse-gueule, mais Alice Vial parvient à rendre l’ensemble crédible et naturel grâce à une mise en scène simple, sans artifice. Elle aborde ainsi des thèmes graves (solitude, deuil, fin de vie...), sans jamais tomber dans le pathos.
Le charme de L’Âme idéale repose aussi en grande partie sur le tandem irrésistible formé par Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen, dont la complicité crève l’écran. Jouant sur la fine ligne entre l’humour et l’émotion, les deux comédiens magnifient le film en incarnant des personnages aussi complexes qu’attachants.
Note: 3,5 sur 5
L’Âme idéale, un film d’Alice Vial avec Magalie Lépine-Blondeau, Jonathan Cohen et Florence Janas. À l’affiche