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CRITIQUE | «Dracula, une comédie des horreurs»: un spectacle hilarant, déjanté... et mordant!

Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD
Photo portrait de Bruno Lapointe

Bruno Lapointe

2025-09-26T23:00:00Z

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Vous croyez connaître Dracula sous toutes ses coutures? Détrompez-vous. Le plus célèbre des vampires reprend vie sur la scène de la TOHU dans sa forme la plus irrévérencieuse, sexy et flamboyante grâce à Dracula, une comédie des horreurs. Un spectacle mordant, décalé et délicieusement divertissant.

On ne compte plus les fois où on a vu Dracula planter ses crocs dans la chair de ses victimes, que ce soit sur les planches ou à l’écran. Mais si certaines de ces itérations passées sentaient la redite à plein nez, c’est un vent de fraîcheur qui accompagne le spectacle Dracula, une comédie des horreurs, installée à la TOHU de Montréal jusqu’à l’Halloween.

Dans cette relecture libre (très libre, même) de l’œuvre de Bram Stoker, l’icône de l’épouvante devient plus excentrique, loufoque et sensuelle qu’effrayante. On en fait ainsi la rencontre alors qu’elle fuit sa Transylvanie natale pour s’installer à Londres, ville recelant de nouvelles victimes potentielles. Celles-ci sont incarnées tour à tour par quatre comédiens transformistes, nommément Marie-Pier Labrecque, Marc St-Martin, Milène Leclerc et François Simon-Poirier.

Quand Dracula rencontre Scooby-Doo

Les premières minutes donnent d’ailleurs le ton: l’humour y est divinement absurde et les artistes sur scène mordent à pleines dents dans cette partition décalée digne d’un épisode de Scooby-Doo. Car c’est dans un univers influencé à la fois par le grand-guignol, le burlesque et les classiques d’épouvante que se déploie Dracula, une comédie des horreurs; le sang gicle sur les planches, l’humour y est grivois (voire gras, par moments) et l’intrigue, elle, est cousue de fil blanc.

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Éric Robidoux et Marie-Pier Labrecque dans une scène du spectacle «Dracula, une comédie des horreurs».
Éric Robidoux et Marie-Pier Labrecque dans une scène du spectacle «Dracula, une comédie des horreurs». Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Mais on adhère de plein gré à cette proposition, en partie grâce au travail d’Éric Robidoux. Le comédien ne se contente pas de simplement enfiler la cape et les crocs de Dracula, il lui insuffle tout le charisme, le magnétisme et le sex-appeal fondateurs du personnage classique. Chapeau, également, à François Simon-Poirier, absolument hilarant dans les jupons de la célibataire désespérée Mina.

La distribution, point fort de ce spectacle, réussit presque à nous faire oublier les multiples longueurs de ce récit auquel on aurait facilement pu retrancher une vingtaine de minutes sans en perdre l’essence.

Répliques perdues

La traduction québécoise, signée Maryse Warda, s’avère truculente, truffée de calembours et de répliques hilarantes. Le hic? On perd bon nombre d’entre elles tout au long du spectacle, tantôt à cause des accents exagérés des comédiens, tantôt de problèmes de son qui les rendent inaudibles ou étouffées.

N’empêche, Dracula, une comédie des horreurs saura faire la joie des spectateurs avides d’humour noir ou absurde et, surtout, ceux qui cherchent des œuvres théâtrales audacieuses à se mettre sous la dent.


  • Le spectacle Dracula, une comédie des horreurs est présenté à la TOHU de Montréal jusqu’au 1er novembre. Il prendra ensuite l’affiche du Capitole de Québec à compter du 29 janvier.
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