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Crise canadienne au curling: une tempête dans un verre d’eau?

Marc Kennedy et l’équipe canadienne de curling se retrouvent au cœur d’une controverse mondiale qui est peut-être devenue démesurée, aux yeux de la curleuse québécoise Laurie St-Georges.
Marc Kennedy et l’équipe canadienne de curling se retrouvent au cœur d’une controverse mondiale qui est peut-être devenue démesurée, aux yeux de la curleuse québécoise Laurie St-Georges. AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-02-18T20:34:19Z

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La crise qui secoue le monde du curling depuis une semaine aux Jeux de Milan et qui a même valu des menaces au curleur canadien Marc Kennedy vaut-elle vraiment la peine de déchirer sa chemise sur la place publique ?

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Rappelons que Kennedy a été pointé du doigt sévèrement parce qu’il aurait plusieurs fois effectué une double touche. Même chose pour sa compatriote canadienne Rachel Homan, qui a même vu l’une de ses pierres être retirée.

Depuis, le monde s’enflamme. Au point même où Kennedy a publié sur ses réseaux sociaux des menaces reçues, dont une où un internaute va jusqu’à lui suggérer de surveiller ses enfants.

Tout ça va loin, très loin, aux yeux de la curleuse québécoise Laurie St-Georges, qui analyse la compétition de curling olympique sur les ondes de Radio-Canada.

« J’ai vu des trucs sur cette histoire jusque sur des sites mondiaux comme TMZ. Je vois passer des articles de plein de pays. Tout le monde fait des vidéos sur les réseaux sociaux et devient un expert en curling. Ça a pris des proportions énormes », a-t-elle lancé en entrevue au Journal.

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Laurie St-Georges, curleuse et analyste à Radio-Canada pour les Jeux olympiques, estime que la tempête entourant les équipes canadiennes de curling a dépassé les bornes.
Laurie St-Georges, curleuse et analyste à Radio-Canada pour les Jeux olympiques, estime que la tempête entourant les équipes canadiennes de curling a dépassé les bornes. PHOTO FOURNIE PAR ANDREW KLAVER / CURLING CANADA

Analogie avec le hockey

Pour St-Georges, il y a un parallèle intéressant à faire avec le sport national au Canada.

« En réalité, on parle d’une règle qui a été enfreinte. Au hockey, si un joueur en fait trébucher un autre, il enfreint une règle et il est puni, mais personne ne fait de gros titres en parlant de tricherie. Au curling, ce qui s’est vraiment passé, c’est qu’une règle a été enfreinte.

« Je respecte au plus haut point le fait que la Suède a levé la main pour soulever le point. Marc Kennedy aurait pu s’y prendre autrement, mais ce qu’on l’accuse d’avoir fait n’a aucunement impacté les résultats. Je pense même que le geste est inconscient et qu’il n’a pas agi de façon délibérée », a plaidé St-Georges.

Un mauvais exemple

Là où Kennedy mérite d’être blâmé, selon l’analyste, c’est qu’il a mal réagi vis-à-vis son adversaire suédois en l’envoyant promener à grands coups de jurons.

« Sa plus grande faute a vraiment été de perdre son sang-froid sur la glace et il s’est d’ailleurs excusé auprès des jeunes qui le voient comme un modèle », a-t-elle réagi.

Aux yeux de St-Georges, cet épisode devrait servir davantage à revoir les règlements qu’à accuser les équipes canadiennes.

« Le sujet qui devrait ressortir de tout ça, c’est : comment faire pour rendre les règles plus claires et mieux recourir à la technologie qui est déjà utilisée pour revoir les lancers ? Pour moi, c’est le seul élément positif de cette crise », a-t-elle opiné.

La ronde préliminaire prend fin jeudi et les matchs de finale auront lieu samedi (hommes) et dimanche (femmes).

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