Cri du coeur contre le racisme antiasiatique

Félix Pedneault
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La pandémie et les récentes allégations d’espionnage envers le gouvernement chinois ont fait augmenter le racisme antiasiatique au pays, déplorent des activistes de la communauté sino-québécoise.
La documentariste Karen Cho, engagée contre la discrimination envers les personnes asiatiques au Canada, tire la sonnette d’alarme dans ses films. 24 heures lui a parlé dans le cadre de son plus récent projet Haute tension à Chinatown, dans lequel elle s’intéresse à la question du racisme.
Pour la documentariste, l’année 2023 est une année sombre pour la communauté chinoise au Canada. Le 1er juillet marquera le 100e anniversaire de la Loi de l’immigration chinoise. Adoptée en 1923 – et valide jusqu’en 1947 –, cette loi, qui a été rebaptisée Loi d’exclusion des Chinois, interdisait l’immigration chinoise au Canada.
Cette loi faisait également en sorte que les Canadiens d’origine chinoise étaient identifiés par des certificats justifiant leur présence sur le territoire.
Avant cette loi, une autre, adoptée en 1885, imposait une taxe d’entrée de 50$ – une petite fortune à l’époque – aux nouveaux arrivants chinois.
Pour Karen Cho, il est essentiel de ne pas reproduire des erreurs du passé, alors que la méfiance envers les personnes chinoises a augmenté dans la foulée des récentes enquêtes sur de possibles cas d’espionnage chinois au Canada.