Craig Anderson n’a pas oublié les Sénateurs

Agence QMI
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Le match de jeudi soir au KeyBank Center devait marquer les retrouvailles entre le gardien des Sabres de Buffalo Craig Anderson et son ancienne équipe, les Sénateurs d’Ottawa, pour qui il restera reconnaissant de l’opportunité qu’elle lui a offerte il y a plusieurs années.
Le vétéran de 40 ans allait en principe croiser le fer avec les «Sens» pour la première fois depuis son départ de l’organisation. Sa dernière partie dans l’uniforme ottavien fut ce fameux match du 11 mars 2020 contre les Kings de Los Angeles, celui précédant l’arrêt des activités décrété par la Ligue nationale de hockey le lendemain, pandémie oblige. Par la suite, il a paraphé une entente avec les Capitals de Washington, mais en raison de l’impossibilité d’affronter les formations canadiennes durant le calendrier régulier, il n’a pu renouer avec ses anciennes amours.
Signataire d’un contrat d’un an avec les Sabres le 29 juillet, Anderson aurait pu jouer au Centre Canadian Tire quand son club s’y est présenté le 25 janvier, sauf qu’une blessure au haut du corps a forcé le report du rendez-vous tant attendu entre l’athlète d’expérience et les Sénateurs.
Ayant évolué dans la capitale fédérale à compter de 2010-2011, l’ex-numéro 41 d’Ottawa ne regrette rien.
«Le mot-clé ici est opportunité. Vous en obtenez une et qu’en faites-vous ensuite? Je pense avoir vécu plusieurs situations durant ma carrière où j’avais un pied dans la porte et que celle-ci s’est refermée devant moi parce que je jouais mal, a-t-il déclaré au quotidien "Ottawa Sun". Le Colorado [en 2009-2010] a été la première chance de franchir le seuil de la porte. J’ai éprouvé des ennuis l’année suivante, mais ensuite, j’ai eu une autre occasion. Qu’allez-vous en faire? Ça reste dans mon esprit.»
«À Ottawa, on avait souvent d’excellents duos, mêmes parfois des trios, de gardiens. Mais encore une fois, il s’agit de saisir ses opportunités. Quand vous avez la chance de réaliser quelque chose, vous devez capitaliser sur cela et prouver que vous le voulez chaque jour. [...] À certaines reprises, un autre gars est arrivé, a pris le poste et a croulé. Quand ce fut ma chance, je me suis présenté et j’ai repris le tout en main.»
Adieux officiels?
Pour ce qui est de son retour à Ottawa, il est acquis qu’il n’aura pas lieu cette saison, les Sabres ayant déjà visité la ville deux fois. Lorsqu’Anderson y mettra de nouveau les pieds, ça risque bien d’être dans la peau d’un retraité du hockey professionnel. D’ailleurs, les Sénateurs pourraient souligner sa contribution en retirant son chandail, a estimé le «Ottawa Sun».
Relativement à son absence au dernier match de son club au Centre Canadian Tire, il croit qu’il valait mieux renoncer.
«C’était l’un de ces exemples où ça n’a pas fonctionné. Cela a traversé mon esprit et ça aurait été excitant, mais avec tout ce qui se passe et les spectateurs non admis à l’aréna, je n’étais pas sûr. Ça aurait été juste une rencontre parmi tant d’autres. Cette camaraderie et les acclamations reçues normalement au retour dans un édifice qu’on a fréquenté durant plusieurs années n’auraient pas été là», a-t-il dit.