COVID: le chaos s’empare de Hong Kong

AFP
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Hôpitaux débordés, supermarchés vides, sinistres camps de quarantaine: le chaos s'est emparé de Hong Kong qui fait face à sa plus forte vague de coronavirus et s'apprête à dépister la totalité de ses habitants.
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Plus de 280 000 contaminations y ont été enregistrées au cours des deux derniers mois, contre seulement 12 000 depuis le début de la pandémie hormis cette période.

Les États-Unis ont recommandé mercredi à leurs ressortissants d'éviter Hong Kong en raison des mesures drastiques appliquées dans la ville pour lutter contre la COVID-19, en vertu desquelles de jeunes enfants peuvent être séparés de force de leurs parents.
«Dans certains cas, les enfants testés positifs à Hong Kong ont été séparés de leurs parents et maintenus à l'isolement jusqu'à ce qu'ils aient rempli les critères des hôpitaux locaux pour sortir», indique un communiqué du département d'État.

Les autorités de Hong Kong mettent en avant l'insuffisance des capacités d'hébergement pour justifier ces séparations lorsque les parents sont, eux, testés négatifs.
La police antiémeute a fait usage de gaz poivre mercredi face aux manifestants devant le Parlement néo-zélandais à Wellington. Elle a procédé à des arrestations pour mettre fin au campement dressé depuis plus de trois semaines contre les restrictions sanitaires.
La police a déclaré avoir «gagné beaucoup de terrain» au cours de l'opération.

Les rues de Basse-Terre, chef-lieu de La Guadeloupe (Antilles françaises), ont renoué lors du mardi gras avec «la grande parade», apothéose du carnaval de l'île, annulé en 2021 pour cause d'épidémie de COVID-19 et autorisé tardivement cette année.
Dans deux autres territoires d'outre-mer français, Guyane et Mayotte, Paris a décrété la fin de l'état d'urgence sanitaire, en raison de «l'amélioration de la situation épidémiologique» ces dernières semaines.

La pandémie a fait officiellement au moins 5 962 297 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, sur plus de 436 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi par l'AFP mercredi à 11H GMT.
Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (952 509), devant le Brésil (649 630), l'Inde (514 246) et la Russie (353 230).
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée à la COVID-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.