Défaite face aux Jets: de plus en plus de monde sur le plancher de danse

Jonathan Bernier
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Au moins, cette fois, on ne pourra blâmer le début de match du Canadien. La troupe de Martin St-Louis attendait les Jets, meneurs de l’Association de l’Ouest, de pied ferme.
Combatifs et agressifs, ils ont dicté l’allure des premières minutes de la rencontre. Le problème, c’est que Connor Hellebuyck, l’un des meilleurs de sa profession, s’est dressé devant les attaques des locaux. Le temps que la tempête passe, il n’a cédé que devant Juraj Slafkovsky.
Un but travaillé au pic et à la pelle. Surtout par Cole Caufield, initiateur du revirement. On se disait que le Canadien en avait une bonne dans le corps.
Puis, il y a eu cette baisse de régime en deuxième. Un passage à vide qui a mené à un revers de 4 à 1. C’est la première fois depuis la séquence de six matchs sans victoire, du 29 octobre au 9 novembre, que le Tricolore s’incline trois fois de suite.
Le Canadien peut se s’estimer heureux. À l’exception des Islanders, toutes les équipes impliquées dans la course aux séries dans l’Est se sont inclinées. Néanmoins, il commence à y voir du monde au pied carré sur le plancher de danse.
Si les joueurs de Martin St-Louis veulent savoir à quoi ça ressemble une équipe pratiquement sans faille, ils n’ont qu’à garder une copie VHS de la rencontre et observer les gars en blanc. Du jeu en unité de cinq, sans risque inutile.
St-Louis dirait que les Jets ont joué «la game qui était en avant d’eux autres». Pas de fanfaronnade à la ligne bleue adverse à moins d’une occasion en or. S’il faut envoyer la rondelle profondément en territoire ennemi et aller la chercher, allons-y.
Pas que la faute des défenseurs
D’ailleurs, deux des quatre buts des visiteurs ont été inscrits de cette manière: à la suite d’une course pour l’obtention de la rondelle, d’une lutte avec le défenseur du Canadien et d’une passe à un coéquipier oublié dans l’enclave.
Mike Matheson, sur le but de Vilardi (le deuxième des Jets) et Kaiden Guhle sur le deuxième du match de Kyle Connor, ont perdu leur bagarre derrière le filet de Samuel Montembeault.
Matheson a également été victime d’une mise en scène de Connor sur le premier but de ce dernier.
Voilà qui n’est rien pour redorer le blason de l’arrière de Pointe-Claire auprès de certains partisans. Ils sont plusieurs à critiquer le jeu qu’il offre près de son gardien depuis quelques matchs.
«On ne peut attendre de nos défenseurs qu’ils gagnent toutes les batailles, a commenté Slafkovsky, sur la glace pour deux buts des Jets, après le match. C’est à nous, les attaquants, d’être là pour les aider. C’est à nous de nous assurer qu’il n’y a personne de libre dans l’enclave pour recevoir une passe.»
Guhle mal en point
Même s’il est venu à la défense de son vétéran, avec raison, en matinée, St-Louis a cru bon le jumeler à un autre partenaire de jeu. Mais bon, même la présence d’Alexandre Carrier, dit le stabilisateur, à ses côtés, n’a pas eu les résultats souhaités.
Lane Hutson, son partenaire habituel, évoluait plutôt avec Guhle. À droite, vaut-il la peine de spécifier. Sans trop faire de bruit, il est parvenu à soutirer le disque à l’adversaire à quatre occasions.
Quant à Guhle, il a dû quitter la rencontre dans la sixième minute de la troisième période. Victime d’une mauvaise chute, l’Albertain est retraité au vestiaire avec un genou droit amoché.