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Course aux séries dans la LNH: la témérité de Patrick Roy n’est pas récompensée... encore une fois

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-03-10T10:37:15Z

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Avec son équipe qui bataille pour une place en séries éliminatoires, Patrick Roy a tenté le tout pour le tout une fois de plus, dimanche, contre les Ducks d’Anaheim. L’entraîneur-chef des Islanders de New York a retiré son gardien Marcus Hogberg avec encore 12 minutes à jouer à la troisième période. Une stratégie à laquelle Roy a habitué la planète hockey, mais qui ne connaît pas un grand succès.

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Les Islanders tiraient alors de l’arrière 3 à 0. Environ une minute plus tard, les Ducks accentuaient leur avance avec un autre but, par l’entremise de Sam Colangelo, qui a marqué son deuxième filet de la rencontre.

Colangelo lui-même n’était d’ailleurs pas surpris de voir l’ancien gardien retirer son homme masqué aussi rapidement, même s'il restait à ce moment plus de la moitié d'une période à disputer. En fait, n'importe qui qui suit moindrement le hockey commence à comprendre que Patrick Roy affectionne particulièrement cette stratégie. 

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«Je me tiens beaucoup avec Trevor [Zegras] et Mason [McTavish]. Tout ce qu’on fait, c’est regarder du hockey, a-t-il souligné aux médias sur place à Anaheim. J’avais remarqué qu’ils retiraient leur gardien assez tôt. Oui, c’est assez inhabituel, mais je sais que c’est dans leurs pratiques.»

Pas une première, en effet

Depuis son premier séjour dans la LNH, il y a plus d'une décennie, derrière le banc de l'Avalanche du Colorado, Roy a tenté de stratagème à plusieurs occasions. Celui-ci avait bien failli rapporter, le 25 novembre 2015. 

Tirant de l'arrière par trois buts contre les Sénateurs d'Ottawa, l'ancien gardien du Canadien et de l'Avalanche avait sorti Reto Berra de son filet avec 10:02 à jouer au match. Le Colorado profitait alors d'un avantage numérique. 

Gabriel Landeskog et Nathan MacKinnon avaient réduit le retard à 4 à 3 en 1 min 36 s, mais Mika Zibanejad avait porté le coup fatal à l'Avalanche avec un but - dans un filet désert, oui - en toute fin de partie. La remontée n'avait donc jamais été complétée. 

La saison précédente, Roy avait notamment tenté le coup avec 13 minutes à jouer, en vain. Et depuis qu'il s'est joint aux Islanders, il s'est réessayé: l'an dernier, l'entraineur-chef a entre autres retiré Semyon Varlamov avec 11 minutes à faire, contre St. Louis, ce qui avait permis à l'attaquant des Blues Pavel Buchnevich de compléter le quatrième tour du chapeau de sa carrière. 

«Mauvais départ»

Dimanche, les hommes de Patrick Roy ont réussi à réduire l’écart grâce à Tony DeAngelo, et à priver Lukas Dostal de son blanchissage, mais n’ont pu en faire plus.

«On a connu un mauvais départ et un milieu de match ordinaire, a regretté l’attaquant des Islanders Kyle Palmieri. Notre poussée est venue en troisième, mais c’était trop peu, trop tard.»

Avec cette défaite et avant les rencontres de lundi, les Islanders totalisent 65 points et en accusent quatre de retard sur les Sénateurs d’Ottawa, détenteurs du second laissez-passer pour les séries dans l’Est.

Le Canadien, lui, est à 66 points.

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