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Course aux séries dans l’Atlantique: les 7 rivaux du Canadien décortiqués... et ce n’est pas dans le sac

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Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-10-04T22:00:00Z

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Le Canadien a réalisé ce que plusieurs croyaient impossible en se qualifiant pour les séries éliminatoires, le printemps dernier. Ce tour de force a permis de mettre en valeur les qualités de meneur de Nick Suzuki et la détermination de ses coéquipiers.

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Toutefois, on peut se demander si ce ne fut pas une sorte de cadeau empoisonné. Désormais, toute saison qui se terminera sans ronde éliminatoire sera considérée comme un échec.

Or, le Tricolore pourrait très bien récolter plus de points de classement que les 91 qu’il est parvenu à amasser l’hiver dernier tout en ratant, néanmoins, la grande danse du printemps.

En 2019, par exemple, le Tricolore a été exclu en dépit d’une saison de 96 points. Quel regard poserions-nous sur une telle campagne? On parlerait d’une amélioration ou d’un pas de recul?

Car, il ne faut pas se leurrer: ça jouera du coude dans la division Atlantique. Les Maple Leafs, le Lightning et les Panthers (bien que décimés par les blessures) devraient maintenir le haut du pavé. Derrière, tout comme le Canadien, les Sénateurs et les Red Wings souhaiteront voir une progression dans leur plan de relance.

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Une importante pièce toujours manquante

En faisant les acquisitions de Zachary Bolduc et de Noah Dobson, Kent Hughes a augmenté ses chances de réussite. Toutefois, il n’a pas encore réussi à combler la principale lacune de sa formation: le poste de deuxième centre.

On s’entend que les chances que Kirby Dach soit en mesure de s’acquitter de cette charge diminuent de semaine en semaine. Cela dit, pour la première fois depuis qu’il est en poste, le directeur général du Canadien n’est pas pris à la gorge par le plafond salarial. La solution pourrait donc venir de l’extérieur en cours de route.

Par ailleurs, si le Tricolore a les effectifs nécessaires pour rendre ses deux vagues d’attaque massive dangereuses, des questions se posent quant à ceux qui devront écouler des punitions. Les pertes de Christian Dvorak, Joel Armia et David Savard pourraient se faire sentir.

Aux dernières nouvelles, St-Louis, tout en penchant du côté d’Alex Newhook, cherchait encore des réponses pour combler ces départs.

Bruins de Boston

Getty Images via AFP
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Sous les ordres de leur nouvel entraîneur-chef, Marco Sturm, les Bruins tenteront de faire oublier leur désolante chute de l’an dernier. Privés de Charlie McAvoy pendant près de la moitié de la saison, ils ont connu leur pire campagne en près de 20 ans. L’hiver ne sera peut-être pas plus rose. Derrière David Pastrnak, qui tentera de franchir le plateau des 100 points pour une quatrième saison de suite, ça risque d’être tranquille en attaque. Ce ne sont pas Viktor Arvidsson, Tanner Jeannot, Sean Kuraly et Michael Eyssimont, tous acquis au cours de l’été, qui vont remplir le filet adverse. Ils devront donc s’en remettre à leur jeu défensif. Ce qui fut longtemps leur force, mais qui leur a fait défaut l’an dernier.

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Sabres de Buffalo

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Est-ce cette année que les Sabres parviendront à stopper leur séquence de 14 saisons sans participer aux séries éliminatoires? Disons que le directeur général Kevyn Adams n’a pas tenté de remuer ciel et terre au cours de l’été. Il a plutôt choisi d’échanger J. J. Peterka, prometteur attaquant de 23 ans et deuxième pointeur de l’équipe, la saison dernière. Il a fait le pari que Michael Kesselring, acquis en retour, viendrait stabiliser sa défense. À l’image du Canadien, les membres du noyau des Sabres sont tous âgés de 26 ans et moins. Reste à voir s’ils seront en mesure de passer au prochain niveau.

Red Wings de Detroit

Getty Images via AFP
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S’il y a une équipe consciente qu’une reconstruction peut vivre un recul, c’est les Red Wings. Ils ont récolté 86 points après en avoir accumulé 91 la saison précédente. En faisant l’acquisition de John Gibson, les Red Wings souhaitent avoir réglé leur récurrent problème devant le filet. Rien n’est moins sûr. Les vétérans Dylan Larkin et Alex DeBrincat ainsi que l’encore jeune Lucas Raymond mèneront l’attaque des Wings. À sa deuxième saison, Marco Kasper pourrait connaître une belle progression, après sa récolte de 37 points. À la ligne bleue, Moritz Seider s’affirme désormais comme le général. Mais après lui, c’est assez mince.

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Panthers de la Floride

Photo Getty Images via AFP
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Les doubles champions amorcent la saison amochés. Ils seront privés de Matthew Tkachuk jusqu’au mois de décembre et possiblement d’Aleksander Barkov pour toute la saison. Au moins, ils se sont assuré le retour de Sam Bennett, Brad Marchand et Aaron Ekblad, trois pierres angulaires du dernier sacre. La défense risque d’être redoutable avec Sergei Bobrovsky devant le filet ainsi que Gustav Forsling et Seth Jones à la ligne bleue. L’autre chose à ne pas négliger, c’est que les Panthers auront potentiellement six représentants lors des Jeux olympiques. C’est beaucoup de hockey pour des joueurs qui ont atteint la finale trois ans de suite. Malgré les vitamines du soleil de la Floride, les Panthers pourraient manquer d’énergie en fin de saison.

Sénateurs d’Ottawa

PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

Avec un noyau de jeunes émergents composé entre autres de Brady Tkachuk, de Tim Stützle, de Jake Sanderson et Dylan Cozens, les Sénateurs sont parvenus à se qualifier en séries éliminatoires pour la première fois en huit ans. Pour les aider à poursuivre leur progression, le directeur général Steve Staios a mis sous contrat Lars Eller, un vétéran aguerri, qui viendra stabiliser encore davantage le jeu défensif des Sénateurs. Si Linus Ullmark monte la garde comme il l’a fait l’an dernier, à sa première saison dans la capitale canadienne, les «Sens» seront à surveiller.

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Lightning de Tampa Bay

Photo d'archives, Agence QMI
Photo d'archives, Agence QMI

Lors des deux derniers printemps, la troupe de Jon Cooper a été éliminée par les Panthers au premier tour des séries éliminatoires. Ça n’empêche pas l’équipe floridienne d’amorcer la prochaine campagne avec des effectifs identiques à ceux de la dernière saison. Il faut dire qu’elle mise encore sur une formation bien équilibrée. Nikita Kucherov, Brandon Hagel, Brayden Point et Jake Guentzel sont capables de trouver le fond du filet, alors qu’Anthony Cirelli et Nick Paul se chargent de l’aspect défensif. Quant à Victor Hedman, J.J. Moser, Erik Cernak et le gardien Andrei Vasilevskiy, ils constituent une muraille pas évidente à percer.

Maple Leafs de Toronto

Dominic Chan / Agence QMI
Dominic Chan / Agence QMI

On est tous curieux de savoir quel sera l’impact du départ de Mitch Marner. Cinquième meilleur pointeur de l’histoire des Leafs, il était également grandement utile à court d’un homme. La formation torontoise n’est tout de même pas à plaindre, forte d’Auston Matthews, William Nylander, John Tavares et Morgan Rielly. Devant le filet, un point d’interrogation subsiste, surtout depuis qu’on a appris que Joseph Woll allait, pour des raisons personnelles, s’éloigner de l’action pour une durée indéterminée. Par conséquent, le filet revient d’office à Anthony Stolarz. À 31 ans, il vient de connaître la meilleure saison de sa carrière. Mais il demeure tout de même une énigme.

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