Couronné champion du Grand Prix il y a 25 ans, l’olympien Nicolas Fontaine est de retour sur les lieux de son titre en compagnie de sa famille


Richard Boutin
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Un quart de siècle plus tard, Nicolas Fontaine effectue son grand retour sur le site où il a remporté le Grand Prix de ski acrobatique à l’occasion de la dernière épreuve de la Coupe du monde, disputée à Livigno.
Pour cette étape finale de la saison, la Fédération internationale de ski (FIS) est de retour dans le nord de l’Italie après une longue absence, à l’occasion de l’épreuve test en prévision des Jeux olympiques de Milan-Cortina, dans moins d’un an.
«Je reconnais zéro la ville, a raconté Fontaine, qui dirige l’équipe canadienne NextGen de sauts. C’est devenu un gros village alpin. À notre arrivée, il faisait soleil, super chaud [15 degrés] et une tempête a suivi.»
S’il ne reconnaît pas la ville, il se souvient très bien de la compétition. «Avant le Grand Prix, nous étions trois à égalité au sommet du classement. Celui qui allait obtenir le meilleur résultat allait remporter le titre. J’avais remporté la victoire pour mériter le quatrième titre de ma carrière.»
«C’était la première fois que toutes les épreuves de ski acrobatique étaient regroupées au même endroit, d’ajouter Fontaine. Le ski alpin était tout à côté à Bormio. Une épreuve de sauts a été présentée en Italie pour la dernière fois lors des Jeux de Turin en 2006 où j’occupais le poste de chef de piste. Si tout se passe bien cette année, c’est possible qu’une étape soit de nouveau présentée en Italie l’an prochain.»
30 minutes sans aucun saut
Un autre souvenir moins glorieux est bien frais dans sa mémoire. «Une demi-heure après le début de la compétition, il n’y avait personne qui avait sauté, a-t-il mentionné. C’était la catastrophe. En raison des forts vents, les 11 premiers sauteurs avaient freiné avant le saut. À cette époque, c’était permis d’agir ainsi. Tu reprenais simplement ton saut.»
La FIS a corrigé le tir dès la saison suivante. «Tu peux encore le faire, mais tu es pénalisé d’un demi-point par juge [5], a expliqué Fontaine, qui a croisé les parents de Mikaël Kingsbury, dimanche, sur l’artère principale de Livigno. C’est terminé les arrêts avant le saut parce que la pénalité est trop importante. Ce fut une bonne décision.»
Une expérience unique
Fontaine vit son grand retour en compagnie de Miha et Charlie, qui seront en action jeudi. «C’est le fun de revenir ici avec les enfants qui compétitionneront. Ma femme est aussi présente. C’est un voyage familial. Ça rappelle de bons souvenirs.»
Dans le cas de Charlie, elle devra se contenter d’un rôle d’ouvreuse de piste. Absente des deux coupes du monde en Asie, elle a chuté de quelques rangs au classement et ainsi raté la coupure des 20 meilleures par une place. Charlie est toutefois qualifiée pour les mondiaux qui se dérouleront en Suisse du 16 au 30 mars, ayant terminé à deux reprises dans le top 12 au cours de la saison.