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Coupe Mitchell: les deux plaqueurs du Rouge et Or n’ont rien à envier aux bœufs de l’Ouest

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-11-15T23:01:37Z

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REGINA - On parle souvent des bœufs de l’Ouest en raison des physiques imposants des joueurs de football qui jouent dans les tranchées, mais les deux gaillards au centre de la ligne défensive du Rouge et Or de l’Université Laval n’ont rien à envier à leurs adversaires sur le plan du gabarit.

Très agiles, les plaqueurs Yoann Miangué et Thomas Gosselin font osciller la balance à 310 et 325 livres respectivement. Ils seront au cœur de l’action, samedi après-midi, alors que le Rouge et Or et les Rams de Régina croiseront le fer à la Coupe Mitchell avec à l'enjeu un billet pour la Coupe Vanier.

«Nous sommes prêts pour un match physique, a mentionné Gosselin. Nous sommes deux gros bonshommes. Avec la vitesse au poste d’ailier, nous avons les éléments pour arrêter le jeu au sol.»

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Miangué abonde dans le même sens. «Les Rams sont une équipe qui court beaucoup le ballon, mais je ne suis pas inquiet. Nous avons beaucoup de vitesse et nous sommes prêts pour les gros gabarits de nos adversaires.»

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«Dans le RSEQ, aucune équipe ne mise beaucoup sur le jeu au sol, poursuit le natif de Toulouse, dans le Sud de la France. Tout le travail qu’on met sur la course au sol à l’entraînement va prendre plus de sens en fin de semaine.»

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Les deux font la paire. «Nous sommes un duo pesant et on se ressemble, a mentionné l’ancien espoir olympique de la France en taekwondo. Je pense que nos adversaires vont être surpris eux aussi par notre gabarit. On s’entend très bien autant sur le terrain, où la communication est bonne, qu’à l’extérieur. Je connais de très bons moments aux côtés de Thomas.»

Les succès offensifs des Rams passent en premier lieu par l’attaque terrestre avec Christian Katende en tête. Le quart-arrière Noah Pelletier est mobile même s’il ne possède pas la vitesse de Jonathan Sénécal, des Carabins de l’Université de Montréal.

«Comme c’est toujours le cas dans l’Ouest, les Rams misent sur une grosse ligne offensive très physique, a souligné l’entraîneur-chef, Glen Constantin. Leur identité est de courir sur le premier essai. Ils sont agressifs sur l’appel des jeux parce qu’ils ne peuvent pas rester stagnants. Nos joueurs de ligne défensive vont en avoir plein les mains. Ils devront utiliser leur vitesse et leur levier.»

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Incertitude à la position de quart-arrière

Blessé à l’épaule gauche à la Coupe Hardy, le quart-arrière Noah Pelletier représente un cas incertain. Recrue par excellence dans l’Ouest en 2023, Owen Sieben a subi une commotion cérébrale lors du premier match de la saison et pourrait effectuer son retour au jeu. Il y a aussi le réserviste Trey Jones dans le portrait.

«Ça peut être un avantage si leur troisième quart-arrière joue, mais ça amène aussi de l’inconnu parce qu’on ne connaît pas les deux autres, a souligné Constantin. Selon le quart-arrière en poste, il faudra s’ajuster dans les premières minutes du match en fonction de ce que nous allons voir.»

De son côté, Marck McConkey croit que Pelletier sera en uniforme. «La douleur a diminué et je suis confiant qu’il soit prêt, a souligné l’entraîneur-chef des Rams. On a aussi inscrit le nom de Owen sur notre alignement de 52 joueurs, qu’on devra réduire à 48 le matin du match.»

Le Canada, un grand pays

C’est plus le froid de l’Ouest et les grandes distances qui piquent la curiosité du Français. «Par curiosité, j’ai été voir la distance entre Québec et Regina, a-t-il raconté. Il y a 3000 km. Si je parcourais cette distance en France, je franchirais deux pays. C’est la première fois que je sors du Québec. Je découvre que le Canada est un grand pays.»

«Je pense au froid parce que c’est nouveau pour moi, ajoute Miangué, mais ça ne doit pas être une barrière. Je dois me préparer mentalement. Le match contre Concordia en demi-finale est celui où il a fait le plus froid.»

Débarqué à Québec en 2023 pour vivre l’aventure du football canadien, Miangué rêvait de ce moment où il pourrait rivaliser pour un titre national. «Il y a eu peu de départs après la conquête de 2022 et je pensais qu’on pourrait réitérer l’an dernier, mais ça ne s’est pas concrétisé. Cette année, avec plusieurs recrues et des gars de deuxième année, on est peut-être aussi forts qu’en 2022. Ce désir de jouer sur la scène canadienne est arrivé rapidement.»

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