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Coupe Memorial: les Voltigeurs de Drummondville doivent maintenant espérer réussir ce qu’une seule équipe a fait dans l’histoire

Photo fournie par DREAM BIGGER MEDIA, ERIC YOUNG
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-05-27T02:23:04Z

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Ce n’est pas fini pour les Voltigeurs de Drummondville, mais disons que leur situation est loin d’être idéale.

Après avoir perdu 4 à 0 samedi face aux Knights de London, les hommes de Sylvain Favreau se sont inclinés 4 à 3 face à l’équipe hôtesse, le Spirit de Saginaw, pour porter leur dossier à 0-2.

Cette défaite complique les choses pour les Voltigeurs. Non, ce n’est pas terminé, toutefois. Drummondville devra absolument remporter son match de mardi face aux Warriors de Moose Jaw pour, à tout le moins, participer au match de bris d’égalité, jeudi. Si les Warriors devaient perdre leur match de lundi face à London, la rencontre de mardi face à Drummondville enverrait automatiquement le gagnant en demi-finale, alors que le perdant serait éliminé.

Une seule équipe a gagné la Coupe Memorial après avoir amorcé le tournoi 0-2: les Spitfires de Windsor, en 2009.

Il y a donc encore de l’espoir.

«Ce n'est pas la position dans laquelle on voulait être, a reconnu l'attaquant Justin Côté. On est une équipe qui a affronté beaucoup d'adversité et on n'a pas peur de ça. On retourne dans nos livres, on va voir ce qu'il faut corriger et on va revenir très fort au prochain match.»

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«[On est 0-2], c'est la réalité, renchérissait l'entraîneur Sylvain Favreau. Il y a de la frustration parce qu'on vient de perdre un match, mais les gars sont matures. On parle souvent du fait qu'on est allé chercher de la maturité et de l'expérience. Le tournoi n'est pas fini, on doit se ressaisir et être prêt pour le prochain match.»

Match en dents de scie

Les Voltigeurs ont disputé un meilleur match face au Spirit que samedi face aux Knights de London, rencontre lors de laquelle Drummondville avait joué à 80% de ses capacités, selon Favreau.

Mais force est d’admettre que son équipe n’a toujours pas été en mesure de fournir un effort constant durant 100% d’un match, à ce tournoi. Après avoir démarré sur les chapeaux de roues en première, prenant les devants 2 à 0 après 20 minutes, Drummondville a été méconnaissable lors de la majorité de la deuxième période, laissant le Spirit reprendre le rythme et créer l’égalité avant que Justin Côté ne redonne les devants 3 à 2 aux Voltigeurs avant la fin de l’engagement. Tout ça rendu possible grâce au brio de Riley Mercer, de nouveau solide devant son filet.

«En première période, on a été très, très bon. On jouait dans notre identité et dans notre structure mais j'ai beaucoup moins aimé notre deuxième période. On a perdu le momentum avec notre gestion de rondelle qui a fait défaut par moments», expliquait l'entraîneur-chef des représentants de la LHJMQ.

Nic Sima, en début de troisième, puis Hunter Haight à mi-chemin du troisième tiers, en avantage numérique alors que l’as défenseur Vsevolod Komarov était au cachot, ont toutefois anéanti les chances des Voltigeurs par la suite.

Avec cette deuxième victoire de suite, Saginaw s’assure d’une place en demi-finale et pourrait accéder directement au match ultime avec une victoire contre London, mercredi.

Ça brasse à la mise au jeu protocolaire!

C’est cliché, mais chaque détail compte si tu veux gagner un match de hockey. Et parfois, ça commence même lors de la mise au jeu protocolaire...

En temps normal, la mise au jeu protocolaire est remportée par le joueur représentant l’équipe locale. Ç’a toujours été ça, c’est la tradition.

Dimanche, les Voltigeurs étaient l’équipe «locale» sur la feuille de match, bien que le Spirit jouait à la maison, le centre Dow Event, puisqu’il est l’équipe hôtesse de la compétition.

Donc, techniquement, c’est le capitaine des Voltigeurs, Woodworth, qui devait gagner la mise au jeu avant de passer aux poignées de main traditionnelles. Mais le capitaine du Spirit, Braden Haché, a tout de même tenté de rapporter la rondelle de son côté.

Sans dire que Woodworth n’a pas apprécié, disons qu’il s’est assuré que c’est lui qui allait la remporter, la maudite mise au jeu!

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