Tous les résultats
Publicité

Coupe du monde du Mont-Sainte-Anne: un succès sportif, mais des lacunes organisationnelles importantes à corriger pour la prochaine édition

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-03-25T21:29:21Z

Partager

Succès sur le plan sportif avec le héros local Eliot Grondin qui a volé la vedette avec deux victoires et les meilleurs planchistes qui ont offert un excellent spectacle, la Coupe du monde de snowboard cross du Mont-Sainte-Anne souffre toutefois d’importantes lacunes sur le plan organisationnel.

Conscients de la situation, les dirigeants de Snowboard Canada ont retenu les services de Patrice Drouin comme conseiller. Présent cette année avant tout dans un rôle d’observateur puisque son embauche remonte à seulement quelques mois, l’ancien président de Gestev veut revamper l’organisation dès la prochaine édition en 2025.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

«Une piste sécuritaire, un parcours bien dessiné et la remise des médailles et Snowboard Canada croit que le travail est fait, mais ça prend plus pour présenter un événement digne d’une Coupe du monde, a déclaré Drouin. Il y aura peu de changements sur le plan sportif, mais il y a plusieurs lacunes dans l’organisation que l’on doit corriger. Le Canada est une nation dominante en snowboard et on ne peut pas se permettre ce genre d’organisation.»

Publicité

Des spécialistes et des partenaires dans la mire

Drouin a déjà ciblé des personnes et des groupes qui vont s’impliquer dans l’organisation de la Coupe du monde. «Ça prend des spécialistes et de bons partenaires, a-t-il souligné. Avec cinq ou six Coupe du monde cette année au Canada, les employés de Snowboard Canada se sont étourdis bien comme il le faut. Ils sont arrivés à Québec brûlés. Tu dois commencer la préparation de la prochaine édition dès le lendemain.

«On ne voit presque plus ça des Fédérations nationales qui organisent des événements internationaux, de poursuivre celui qui a présenté des compétitions de snowboard pendant de nombreuses années à Stoneham et au centre-ville de Québec avec le Big Air à titre de patron de Gestev. Ce n’est pas moi qui va organiser la Coupe du monde du Mont-Sainte-Anne, mais on va embaucher des contractuels qui connaissent leur métier, qui vont exécuter le travail et qui vont fermer après la compétition. Le budget ne sera pas nécessairement beaucoup plus important, mais il sera mieux utilisé.»

Une saveur locale essentielle

Drouin identifie un aspect essentiel dans le succès d’un événement sportif international au Québec. «Les organisateurs doivent être dans le marché et non pas arriver une semaine avant le début, a-t-il affirmé. Ça prend des gens sur place. Ça ne sera pas 100 pour cent sur la coche dès l’an prochain, mais on va voir une bonne différence. Je n’ai pas l’intention d’attendre au mois de juin pour soumettre mes recommandations. Ça va se faire dans deux ou trois semaines avant le congrès de la FIS en Croatie. Je vais les guider sur des stratégies nationales et les brancher sur les intervenants locaux.»

Dimanche soir alors que le rideau tombait sur la deuxième édition, Drouin a discuté avec les gens de la FIS présents sur la Côte-de-Beaupré. «Les gens de la FIS sont bien contents que je m’implique. Ils aiment le Mont-Sainte-Anne et adorent le parcours. Il y a une entente de principe pour 2025, des discussions pour 2026 et il serait logique de se rendre à 2027 alors que Québec accueillera les Jeux du Canada. Le parcours pourrait servir pour les deux événements.»

Si le snowboard ne mise pas sur les mêmes ressources que le ski alpin à la Fédération internationale de ski (FIS), Drouin est persuadé que c’est encore possible de tenir un événement populaire qui a de la gueule.

«La base est bonne avec le Mont-Sainte-Anne qui possède un bon achalandage et un sport qui est bien ancré chez nous, mais on doit bien communiquer, inviter et accueillir les gens, a expliqué Drouin. Je ne vise pas un événement avec billetterie comme c’est le cas à Tremblant avec le ski alpin, mais on peut faire quelque chose avec les produits dérivés comme c’était le cas au Jamboree et à la Coupe du monde de vélo de montagne.»

Publicité
Publicité