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Coupe du monde de Val Saint-Côme: Mikaël chute, Elliot sauve la mise

Pas de super finale pour Kingsbury, mais Vaillancourt obtient l’argent

Ce n’est pas le Québécois qu’on attendait, mais Elliot Vaillancourt a gagné la médaille d’argent devant les siens, vendredi soir, lors de la Coupe du monde de Val Saint-Côme.
Ce n’est pas le Québécois qu’on attendait, mais Elliot Vaillancourt a gagné la médaille d’argent devant les siens, vendredi soir, lors de la Coupe du monde de Val Saint-Côme. Photo Didier Debusschere
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-01-20T04:12:19Z

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SAINT-CÔME | L’impensable s’est produit vendredi à la Coupe du monde de Val Saint-Côme quand le triple médaillé olympique Mikaël Kingsbury a chuté en finale pour terminer en 13e place. 

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Devant les siens, le « Roi des bosses » avait de grandes attentes, mais il a raté l’atterrissage sur son saut en haut de la montagne pour ruiner ses chances de victoire et de podium. 

Mikaël Kingsbury a pour sa part chuté dès les premiers instants de sa descente, le privant de la super finale. On le voit ici qui se relève après être tombé.
Mikaël Kingsbury a pour sa part chuté dès les premiers instants de sa descente, le privant de la super finale. On le voit ici qui se relève après être tombé. Photo Didier Debusschere

« C’est dommage de chuter à la maison, a souligné Kingsbury. J’aurais aimé mieux que ça se produise en Géorgie. Je garde la tête haute et je vais avoir une autre opportunité demain en duel. Je ne suis pas inquiet. » 

« Le Roi des bosses » s’est repris avec son second saut.
« Le Roi des bosses » s’est repris avec son second saut. Photo Didier Debusscher

Croyant que son premier saut était trop court, Kingsbury a ouvert trop rapidement et s’est retrouvé dans le pétrin. 

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« L’erreur est humaine, a-t-il résumé. J’ai mal jugé mon atterrissage. En France l’an dernier, j’ai terminé en 29e place, mais ce sont deux journées similaires. Ça garde le piquant pour la fin de saison dans la course au Globe de cristal. » 

Photo Didier Debusschere
Photo Didier Debusschere

Avec sa 13e place, le Québécois de 31 ans a glissé au deuxième rang du classement cumulatif en solo. 

Un père en pleurs 

En vertu de sa quatrième place, vendredi, le Japonais Ikuma Horishima s’est hissé au sommet avec une priorité de 10 points. 

Michel Hamelin n’est pas inquiet pour son protégé. 

« C’est rare que Mik commet ce genre d’erreur et il va rebondir, a souligné l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne. Le duel c’est sa force. » 

De son côté, Elliot Vaillancourt a brillamment pris la relève. Le bosseur de Drummondville a terminé en deuxième place pour signer le second top 3 de sa carrière. 

« Devant ma famille et mes amis, ce deuxième podium goûte différent, a-t-il imagé. C’était capoté de voir mon père pleurer après la course. Gagner à la maison devant une foule canadienne est très spécial. En France, personne ne savait qui j’étais avec mon dossard numéro 56. » 

La journée avait toutefois mal commencé pour Vaillancourt qui a pris le 15e rang en qualifications pour se glisser de justesse dans le top 16. 

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« C’est malheureux parce que suis habitué à la 15e place. Je dois sortir mes gros trucs plus tôt. Ça va être bon pour ma santé cardiaque. J’ai commis une erreur sur le saut du haut et j’ai perdu quelques points. » 

Champion olympique en titre, le Suédois Walter Wallberg a signé la première victoire de sa carrière en simple en Coupe du monde. 

Son compatriote Filip Gravenfors a complété le podium. 

Un Québécois septième 

Louis-David Chalifoux a obtenu son cinquième top 10 de la saison en terminant en septième position, ratant la super finale qui regroupe les six meilleurs de justesse. 

« J’ai réussi deux bonnes descentes et je suis super content. C’est un bon résultat. » 

Le favori local, Gabriel Dufresne, a fini au 12e échelon en finale ayant longtemps occupé le 16e et dernier rang des qualifications. Il avait été le premier à s’élancer. 

« Je suis content d’avoir fait la finale devant les gens qui sont venus me voir, a-t-il mentionné. C’était stressant pendant les qualifications. Je ne souhaitais pas de malheur à mes adversaires, mais je ne voulais pas qu’ils me dépassent. J’espère ne pas revivre une telle situation. » 

Sortie difficile 

Fort d’un bon début de saison et d’une septième place au classement cumulatif, Julien Viel n’a pas obtenu le résultat souhaité lors des qualifications. 

« J’ai fait beaucoup d’erreurs et je n’ai pas réalisé la descente à laquelle je m’attendais, a-t-il résumé. Je suis content d’avoir eu la chance de skier devant ma famille et mes amis. Ce fut un moment magique peu importe mon résultat. » 

Dans les bras de maman 

Après une première moitié de saison difficile, Laurianne Desmarais-Gilbert a bien fait devant ses proches en signant sa meilleure prestation. Elle a atteint sa première finale de la campagne et terminé au 12e rang chez les femmes. Elle a longuement enlacé sa mère après avoir confirmé sa place en finale. 

« Je suis vraiment fière de moi, a-t-elle exprimé. J’ai un début de saison difficile et d’être revenue en force sans me laisser abattre m’a procuré un gros soulagement. J’ai démontré que je suis encore bonne. » 

L’Australienne Jakara Anthony a remporté la victoire. Deuxième après les qualifications, la Canadienne Maia Schwinghammer a chuté en finale. 

La Coupe du monde se poursuit samedi avec les épreuves de bosses en parallèle.

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