Tous les résultats
Publicité

Coupe du monde de Stoneham: le développement personnel avant les médailles pour un olympien de Pékin

Photo Patrick Vachon
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-02-21T23:07:51Z

Partager

La passion pour le ski d’Édouard Therriault brûle toujours, mais l’olympien souhaite la vivre autrement qu’en sillonnant le circuit de la Coupe du monde à la conquête de titres.

Artiste dans l’âme, Therriault a fait l’impasse sur la première moitié de saison pour parcourir le Canada et une partie de l’Europe, où il concocte de courts films de ski de rue.

«Depuis cinq ans, je parcourais le circuit de la Coupe du monde, je rencontrais les mêmes personnes et j’étais dans la même routine, a-t-il raconté. J’étais trop confortable. J’ai décidé d’emprunter un chemin plus difficile et de créer mes propres opportunités.»

«En parcourant les rues du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta, de l’Autriche et de l’Italie, ça m’a permis de m’ouvrir les yeux sur la vraie vie, poursuit le médaillé d’argent au championnat mondial de 2021 en big air. En rencontrant des sans-abri, des gens qui travaillent de 9 à 5, j’ai réalisé que je suis vraiment chanceux de faire ce que je fais.»

Le développement personnel avant les médailles

Le développement personnel est devenu la priorité de Therriault. «Filmer dans les rues, ça ne s’est jamais fait et je me sens tellement accompli. Avec le filmeur, on peut avoir besoin de plusieurs heures pour obtenir un vidéo de cinq à dix secondes. Le ski doit demeurer une passion et non un travail. La compétition n’est pas le but ultime. Je me découvre et je continue de me développer comme humain.»

Publicité

Les Jeux de Milan-Cortina ne sont pas dans la mire du skieur acrobatique. «Mon développement humain est plus important que ma carrière d’athlète, a-t-il expliqué. Je ne veux pas être le meilleur au monde. Je ne ressens aucune satisfaction de me retrouver sur la plus haute marche du podium. Je n’ai rien à prouver à personne et je cherche simplement ce qui me rend heureux. La compétition ne me définit pas comme personne.»

Si la compétition ne représente plus la force qui le motive, Therriault était néanmoins très heureux de se retrouver à Stoneham pour la Coupe du monde. «Je suis vraiment content d’être ici devant mes amis et ma famille et pour inspirer la prochaine génération de skieurs acrobatiques. Il y a 13 ans, à l’âge de 9 ans, j’étais ici sur le même parcours avec mon ami Noah Porter MacLennan. Je suis satisfait et reconnaissant de mon évolution.»

«Ce que j’aime du ski, c’est le côté créatif, le plaisir de skier avec mes amis, ajoute le champion mondial junior de slopestyle en 2019. Je repousse les limites de mon sport d’une autre façon.»

Therriault a disputé sa première Coupe du monde en carrière à Québec en 2019 lors d’une épreuve de big air. Quelques semaines plus tard, il remportait l’or au mondial junior de slopestyle.

Une superbe expérience devant ses proches

Devant ses amis et sa famille, il a terminé au 16e rang des qualifications de sa vague, vendredi, ratant ainsi la finale réservée aux huit premiers. Il affichait son plus beau sourire quand il a rencontré les médias.

«Ce fut l’une de mes meilleures expériences de compétition, sérieusement, a-t-il mentionné. Ma famille, mes amis et même les organisateurs qui sont des pionniers du ski. C’est tout un plaisir de participer à cette compétition-là. Le vent nous a compliqué la tâche, mais on ne peut pas trop se plaindre. Il faisait beau soleil. C’est la première fois que je skiais dans une station cette année. C’était un défi supplémentaire, mais je suis fier de moi.»

Publicité
Publicité