Coupe du monde de soccer: des prix de fou pour les hôtels et les transports


Stéphane Cadorette
Partager
Aux États-Unis, des voix s’élèvent aussi pour dénoncer les coûts élevés associés à la présentation des matchs de la Coupe du monde.
• À lire aussi : Coupe du monde de soccer : les coûts les plus élevés de l’histoire
• À lire aussi : Les joueurs spectaculaires que vous ne voudrez pas rater à la Coupe du monde de soccer
• À lire aussi : Trois pays, 16 villes hôtesses, 48 équipes et 104 matchs : voici le calendrier complet de la Coupe du monde de soccer
La facture s’annonce salée pour les partisans dans certaines villes. À New York, par exemple, il devait à la base en coûter 150 $ US pour le transport public aller-retour vers le Metlife stadium, dans le New Jersey.
Le prix a été très mal reçu, au point où NJ Transit a revu ses tarifs à la baisse, à 98 $. Le week-end dernier, seulement 5,5 % des 320 000 billets mis à la disposition des amateurs avaient trouvé preneurs.
Habituellement, le coût d’un aller-retour est de 12,90 $ US.
Il y a fort à parier que les compagnies de taxi et Uber de ce monde s’en mettront aussi plein les poches, les jours de matchs.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Prix gonflés
À Toronto, l’Association hôtelière a fait savoir que le taux d’occupation serait 28 % plus élevé qu’à pareille date en 2025 et 2024.
Des hôtels luxueux chargent jusqu’à 1300 $ par nuit au centre-ville, tandis que des hôtels considérés comme de moyenne gamme exigent plutôt 600 à 700 $ par nuit.
À titre comparatif pour cette gamme d’hôtels, on parle d’environ 400 $ la nuit pour le reste de l’été.
The Athletic a, pour sa part, analysé les coûts de 450 hôtels dans les villes hôtesses et conclut que les tarifs pour une nuit sont 50 % plus élevés les soirs de matchs que pour le reste de l’été, en moyenne, dans l’ensemble des villes.
Quelles seront les retombées au Canada ?

Quand vient le temps d’accueillir un événement sportif d’envergure comme la Coupe du monde, les retombées économiques annoncées semblent toujours grandioses. Qu’en sera-t-il vraiment au Canada, avec Toronto et Vancouver qui agissent comme villes hôtesses ?
Un rapport économique récent de BMO fait état de gains dus au tourisme qui sont estimés entre 1 et 5 milliards. Le même rapport évoque aussi des dépenses de résidents de l’ordre de 500 millions à 1,5 milliard.
BMO conclut également qu’une légère hausse du produit intérieur brut (PIB) trimestriel de 0,1 point de pourcentage actualisé sera observée.
Le rapport, en fin de compte, parle d’une « hausse modeste, qui ne servira pas de fondation pour une croissance à long terme ».
La FIFA avait quant à elle avancé que les retombées économiques pour le Canada seraient de l’ordre 3,8 milliards au moment d’attribuer les matchs à Toronto et à Vancouver.
De son côté, le gouvernement de la Colombie-Britannique croit que l’événement générera plus d’un milliard de dollars en tourisme dans les cinq années suivant les sept matchs présentés à Vancouver.
Importantes dépenses
Le mois dernier, le Bureau de la directrice parlementaire du budget, qui agit comme chien de garde indépendant des dépenses publiques, a fait savoir que le Canada dépenserait un peu plus d’un milliard, au final, pour accueillir la Coupe du monde, dont 473 millions du gouvernement fédéral.
À Vancouver, les coûts pour assurer la sécurité pour les sept matchs seront de 345 millions. À Toronto, pour six parties, on parle de 380 millions.
Le Service de police de Vancouver a récemment affirmé à Radio-Canada que le déploiement des forces de l’ordre serait encore plus important que pour les Jeux de Vancouver. Lors des jours de matchs, jusqu’à 1400 agents devraient être en service.
La Gendarmerie royale du Canada, ainsi que des policiers d’Edmonton et de Calgary seront mis à contribution pour assurer la sécurité des 350 000 visiteurs attendus.