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Coupe du monde de ski acrobatique: Julien Viel gagne et réalise son rêve à Val Saint-Côme

Le skieur de Québec savoure sa première victoire sur le circuit

Bernard Brault
Photo portrait de François-David Rouleau
2026-01-11T03:10:23Z

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SAINT-CÔME | Sa première victoire en Coupe du monde de ski acrobatique, Julien Viel la réalisera pleinement à son réveil, dimanche matin. Car au bas de la piste à Saint-Côme, il est resté quasi impassible dans l’aire d’arrivée et ensuite sur la plus haute marche du podium après avoir battu de grosses pointures en duel, samedi soir.

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«C’est flou dans ma tête ce qui se passe présentement. Une première victoire comme ça, à la maison, tu n’y crois pas vraiment. C’est un rêve depuis que je suis jeune. Je pense que je vais le réaliser demain matin, a lâché le sympathique skieur de 24 ans après son premier sacre et cinquième podium.

Qui plus est, son étincelante performance lui permet officiellement d’assurer sa participation aux Jeux olympiques de Milan-Cortina dans un mois.

«C’est vraiment incroyable. J’aime le sentiment avec les cris de la foule. Pas beaucoup de monde a la chance de vivre ça. J’aime ce que je vis en ce moment et je veux en profiter avec ma famille.»

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Son père et sa mère, François Viel et Marie-Claude Couture étaient aussi calmes que leurs fils près de l’aire d’arrivée. Papa est entraîneur de ski acrobatique. Pour eux, cette victoire est la preuve de la progression et de l’évolution de fiston.

L’ascendant sur les meilleurs

Pour savourer cette conquête, il a entre autres disposé de son coéquipier, Gabriel Dufresne, et du Japonais Shota Hirayma. Il a ensuite battu le rapide et téméraire Suédois, Filip Gravenfors et le Japonais, Ikuma Horishima. Les meilleurs de la discipline ont poussé la machine et fait des gaffes. Viel, lui, est resté en contrôle en plus d’ajouter un degré de difficulté de plus à ses manœuvres afin d’encaisser les précieux points.

Bernard Brault
Bernard Brault

Il avait ainsi rendez-vous avec son rêve de jeunesse, lui qui a commencé la pratique de son sport sur les pentes du Mont-Sainte-Anne.

Comme il l’avait raconté plus tôt dans la semaine, son entraîneur Michel Hamelin pourra maintenant lui faire réaliser qu’il skie pour terminer premier.

«Je sais que je suis dans la game depuis un bout. Je devais accomplir le travail et je l’ai fait. Et j’espère que je vais pouvoir le refaire la semaine prochaine à Waterville et aux Jeux olympiques. Je ne skie plus pour terminer 10e», a-t-il lancé à la blague en clin d’œil aux répliques de son rusé instructeur.

En plus de sa victoire et de son ticket pour Milan, Viel a aussi revêtu le dossard jaune réservé au meneur du classement général en duel. Une première.

«C’est spécial et incroyable. Je ne l’ai jamais porté. D’habitude, c’est toujours Mikaël [Kingsbury] qui l’a. Cette fois, il est à moi», a-t-il plaisanté.

Photo MARTIN ALARIE
Photo MARTIN ALARIE

Artiste incroyable

En le voyant grimper sur la plus haute marche du podium, Hamelin a vu le «Jules» dans sa bulle qui, s’il enfile les descentes en faisant opérer sa magie, y sera abonné au fil des prochaines années.

«Il est incroyable. C’est un petit artiste du ski de bosses, a-t-il lancé à propos de celui qui compte cinq podiums en carrière. C’est un gars talentueux, sans aucun sens.»

Vendredi soir, Viel avait terminé au 11e rang à l’épreuve individuelle en raison d’une erreur avant le second saut.

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