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Coupe du monde de ski acrobatique au Relais: les Québécois n’ont pas de complexes face aux Chinois

Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-01-23T20:01:41Z

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Les Chinois ont volé la vedette en plaçant cinq sauteurs sur six en super finale lors de la première Coupe du monde de la saison la fin de semaine dernière à Lake Placid, mais les Québécois estiment qu’ils peuvent rivaliser avec les porte-couleurs de l’empire du Milieu.

La Coupe du monde de sauts s’arrêtera au Relais pour une quatrième année consécutive en fin de semaine. «Ils ne sont vraiment pas intouchables, a déclaré Alexandre Duchaîne qui a été le meilleur Canadien à Lake Placid avec une huitième place. Je m’inspire du Suisse Noé [Roth]. Il éprouve souvent des problèmes à l’entraînement, mais il réussit ses meilleurs sauts en compétition comme on l'a vu à Lake Placid quand il a terminé en deuxième place entre les deux Chinois sur le podium. C’est un modèle à suivre.»

Pour la première année, Duchaîne dit posséder les outils pour rivaliser avec les Chinois. «En 2024, j’étais très conservateur et je ne possédais pas les sauts avec un degré de difficulté assez élevé pour monter sur le podium quand j’atteignais la super finale. J’ai maintenant les sauts nécessaires [triple périlleux avec quatre vrilles]. D’ici aux Jeux olympiques de l’an prochain, j’aimerais ajouter une cinquième vrille.»

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Pas une surprise

Lewis Irving n’est pas surpris de la performance des Chinois qui n’ont pas hésité à sortir des triples périlleux avec cinq vrilles lors du coup d’envoi de la saison. «Ce n’était pas un secret parce qu’on a vu les Chinois cet été et à l’entraînement à Park City avant la première Coupe du monde, a souligné le vétéran de l’équipe canadienne. Ils ont une équipe très forte. Dans la compétition par équipe, nous avons prouvé qu’on peut les battre et on doit le faire au bon moment. Au Relais, je prévois utiliser mes deux quatre vrilles, mais le cinq vrilles n’est jamais trop loin si j’ai besoin de l’utiliser.».

Photo AFP / GETTY IMAGES
Photo AFP / GETTY IMAGES

Mentalité différente

S’il a bien rebondi dans la compétition par équipe, Miha Fontaine ne s’est pas qualifié pour la finale en solo la fin de semaine dernière. «Les Chinois ont la mentalité de pousser la machine au maximum en se disant que la pire chose qui puisse arriver est une chute et qu’ils auront tout donné s’ils ne réussissent pas leur atterrissage, a expliqué le médaillé de bronze en équipe aux Jeux olympiques de Pékin en 2022. De mon côté, je me dis que je ne dois pas rater mon saut au lieu d’y aller à plein régime.»

Photo DIDIER DEBUSSCHERE
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«Je dois changer de mentalité, de poursuivre Fontaine. Si tu y vas à 100 pour cent, tu as plus de chances de réussir. Dans la compétition par équipe le lendemain, j’y suis allé à fond de train et j’ai réussi mon plus beau saut en deux ans lors des qualifications.»

Irving abonde dans le même sens. «Avec le niveau qui augmente sans cesse, on ne peut plus se permettre d’être conservateur et de ne pas y aller à 100 pour cent, a-t-il expliqué. Quand on réussit nos gros sauts, nous sommes de calibre et parmi les meilleurs. On doit s’en rappeler quand on s’élance du haut de la piste et y aller à 100 pour cent.»

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