Coupe du monde de saut acrobatique: la médaillée olympique Marion Thénault n’est pas à 100% après une vilaine chute en Finlande


Richard Boutin
Partager
Victime d’une sévère chute le lendemain de sa victoire à la Coupe du monde de Ruka en début de saison, la sauteuse acrobatique Marion Thénault a repris le collier en fin de semaine dernière à Deer Valley, mais elle estime qu’elle n’est pas complètement rétablie à l’aube du rendez-vous double du Relais.
Alors qu’elle pratiquait un triple périlleux, Thénault a perdu conscience lors d’une violente chute à l’entraînement. Le bilan a été une commotion cérébrale et des contusions osseuses aux vertèbres du dos. Elle a aussi raté la deuxième Coupe du monde en Chine.
«Parce que je croyais que ma saison était terminée sur le coup, j’ai fait beaucoup de progrès depuis ma chute, mais je ne suis pas encore à 100 pour cent physiquement et mentalement, a-t-elle mentionné, jeudi, au moment de rencontrer les médias avant la Coupe du monde du Relais qui aura lieu les 10 et 11 février. Ça va être un défi supplémentaire de bien faire devant ma famille et mes amis.»
«Ce n’est pas dangereux, mais je ressens encore de la douleur, de poursuivre Thénault, qui a remporté l’une des deux étapes au Relais l’an dernier. En raison de ma blessure, j’ai réduit mon volume d’entraînement. À Deer Valley, j’avais l’impression de réapprendre à sauter. Ça allait vite.»
Pas de triples sauts
La médaillée de bronze en équipe aux Jeux olympiques de Pékin en février 2022 a convenu avec son entraîneur Jeff Bean qu’elle ne tenterait pas de triple saut périlleux en fin de semaine, mais misera uniquement sur ses doubles.
«Je peux faire un podium sans miser sur un triple saut, mais il s’agit d’un défi de plus, a-t-elle expliqué, surtout que je me sens moins prête qu’à l’habitude. Nous sommes seulement quatre à effectuer des triples. Quant au globe de cristal, ça va être un défi considérable. Ce n’est plus un objectif.»
Avec trois Coupe du monde avant la fin du calendrier, Thénault occupe le 3e rang, mais à 78 points de l’Australienne Danielle Scott, qui pointe en 2e place.
Toujours une petite crainte
Lewis Irving se retrouve dans une position similaire à celle de sa coéquipière. Victime d’une fracture du fémur à l’entraînement il y a à peine un an à Deer Valley, le double olympien s’est retrouvé dans une position délicate à son retour au Utah la fin de semaine dernière.
«En raison des conditions difficiles à Deer Valley, il n’y a pas eu de triples sauts parce que le parcours était trop collant, mais c’est moi qui ai été le chanceux pour tester la piste avant que la décision soit prise, a-t-il raconté. C’était plus stressant surtout que je m’étais blessé un an jour pour jour sur la même piste.»
«Il y a toujours une petite crainte après avoir subi une blessure sérieuse, de poursuivre Irving. J’ai terminé en 6e place à Ruka et ce fut plus difficile en Chine et à Deer Valley. Pour Le Relais, l’objectif est de monter sur le podium.»
Le retour est plus ardu que prévu. «Cet été en raison de ma période de réadaptation, je n’ai fait que 250 sauts au lieu de plus de 1000, a-t-il souligné. Je n’étais pas prêt pour le début de la saison. C’est pourquoi c’est plus difficile. Mon expérience m’aide, mais c’est plus difficile que je le pensais.»