Coupe du monde féminine de baseball: la Belle Province bien représentée
Plus du tiers de la formation canadienne est composée de joueuses québécoises


Benoît Rioux
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Largement composée de Québécoises, l’équipe canadienne entame la phase préliminaire de la Coupe du monde féminine de baseball en affrontant le Mexique, mardi, à Thunder Bay. Viendront ensuite Hong Kong, les États-Unis, la Corée du Sud et l’Australie.
«Ce sentiment de jouer une compétition qui a une saveur internationale, c’est extraordinaire», témoigne Alexane Fournier, âgée de 21 ans et originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Elles sont sept joueuses québécoises, au total, sur la formation nationale en plus de Patricia Landry, qui fait partie du personnel d’entraîneurs. C’est plus du tiers de la formation composée de 20 athlètes pour ces matchs du groupe A de la Coupe du monde.
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«Ce n’est pas un hasard s’il y a autant de joueuses québécoises, a tranché Landry. Avec l’arrivée d’un programme féminin d’excellence à Trois-Rivières, ça donne l’opportunité à nos filles de s’entraîner tous les jours. On a vu aux derniers championnats canadiens que le Québec a une coche sur les autres provinces.»
Évoluant à l’arrêt-court et au monticule, Fournier faisait déjà partie de l’équipe canadienne en 2019 lorsque le pays a remporté une médaille de bronze lors des qualifications des Amériques pour la Coupe du monde, tout comme la voltigeuse Sena Catterall. Depuis, Alizée Gélinas, Lucie Anctil, Ela Day-Bédard, Justine Marin et Emma-Rose Payette ont été nommées sur la délégation.
Une répétition générale
À titre de pays hôte, le Canada est déjà assuré de participer aux finales de la Coupe du monde de baseball féminin en 2024. Mais peu importe, le rendez-vous est important pour les nombreuses Québécoises, ces jours-ci, à Thunder Bay.
«C’est sûr qu’on veut gagner, mais le but des entraîneurs est aussi de nous donner de l’expérience pour le tournoi, l’an prochain», a témoigné Marin, qui est la plus jeune joueuse de l’équipe, à 17 ans et un mois.
C’est en 2024 que cette grande compétition internationale connaîtra son dénouement, également à Thunder Bay, avec les finales impliquant les six équipes qualifiées.
«L’avantage d’être à domicile, c’est que l’adaptation est plus facile au niveau de l’hébergement, de la nourriture et de la culture, a souligné Landry, qui est également à la barre du programme de l’ABC féminin au Québec. Quand c’est à l’étranger, il faut tout gérer en plus du stress de jouer au baseball.»
Entrer par la grande porte
Pour l’instant, le Canada fait partie d’un tournoi à la ronde et espère entrer par la grande porte en terminant parmi les deux meilleures équipes au classement.
«Ça va être intéressant d’affronter les clubs asiatiques comme Hong Kong et la Corée du Sud, a ajouté Marin, avec enthousiasme. C’est un style de jeu différent et ces filles sont tellement disciplinées au bâton.»
Les matchs du groupe B auront lieu au Japon, en septembre. Si l’ultime rendez-vous n’a lieu que l’an prochain, l’occasion est belle pour les joueuses québécoises de solidifier leur place au sein de l’équipe nationale. Aucun poste n’est garanti. À l’aube du tournoi, le Canada détient actuellement le troisième rang au classement mondial de la WBSC des meilleures nations de baseball chez les femmes.
Horaire de l’équipe canadienne
8 août c. Mexique – 19h30
9 août c. Hong Kong – 19h30
10 août c. États-Unis – 19h30
11 août c. Corée du Sud – 19h30
12 août c. Australie – 19h30