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Coupe du monde : Alistair Johnston a eu très peur de ne pas être remis à temps

Getty Images via AFP
Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2026-06-10T04:00:00Z

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C’est quelque peu amoché que le Canada s’est préparé à disputer la Coupe du monde de soccer sur son territoire, et pour le défenseur Alistair Johnston, ce fut carrément un parcours du combattant pour être prêt à temps. 

L’ancien du CF Montréal, qui évolue depuis 2023 au Celtic, en Écosse, a subi une blessure aux ischiojambiers en août durant un match de la Ligue des champions. Son retour au jeu, en octobre, n’a duré que 23 minutes.

Johnston a aggravé sa blessure et a dû passer sous le bistouri. Ce n’est qu’à la fin du mois d’avril qu’il a pu reprendre l’action. Même s’il n’a que huit matchs dans les jambes depuis, dont les matchs préparatoires du Canada face à l’Ouzbékistan et l’Irlande, le Britanno-Colombien est heureux que « les astres se soient alignés ».

« J’ai certainement eu des journées plus sombres où je me demandais vraiment si j’allais pouvoir être en mesure de jouer cette saison. Je suis très heureux d’être ici », a expliqué l’arrière latéral dans un entretien par Zoom dans le cadre d’une campagne de promotion pour Hellmann’s, une semaine avant le Mondial.

« Ce fut un processus de réhabilitation qui a été long et fastidieux. Nous n’avons pas pris de raccourci, nous avons pris le temps de faire les choses en ordre et de travailler fort au gym et sur le terrain. Je me sens vraiment bien maintenant. »

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Disons que le sélectionneur Jesse Marsch a dû pousser un soupir de soulagement en apprenant que la deuxième remise en forme de Johnston avait été la bonne. Il devra déjà composer avec l’absence d’Alphonso Davies pour le début du tournoi, alors chaque bonne nouvelle est la bienvenue.

Ils ont vu neiger

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la Coupe du monde de 2022 au Qatar. Johnston y était, mais les choses ne s’étaient pas passées comme prévu. Les Canadiens n’ont inscrit que deux buts et n’ont obtenu aucun point.

Des tournois de grande envergure comme la Copa America (4e place) et la Ligue des nations de la CONCACAF (3e place) ont permis au groupe de retrouver sa confiance.

« Nous étions assez jeunes durant le dernier Mondial, a rappelé l’athlète de 27 ans. C’est près de la moitié du groupe qui revient. Ça prouve que nous aurons un groupe plus expérimenté et avisé. Je crois que nous avons une meilleure compréhension de ce genre de tournois, ce qui nous sera certainement utile. La profondeur du groupe est meilleure et ç’a paru ces dernières années. »

Marsch n’a pas voulu établir d’objectif clair pour ce Mondial, son premier à la barre du Canada. L’unifolié n’est pas tombé dans le « groupe le plus difficile », selon Johnston, mais chaque match présentera un défi différent.

« Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Nous sommes là pour compétitionner et être une équipe qui sera difficile à éliminer », a-t-il affirmé.

« C’est toujours spécial de jouer pour son pays, mais ce l’est encore plus de le faire devant une foule locale, a poursuivi Johnston. J’ai participé à plusieurs rencontres importantes au Canada, mais rien qui ne s’approche d’une Coupe du monde. Espérons que nous pourrons profiter de l’énergie de la foule pour sortir du groupe et disputer quelques matchs à élimination directe. »

Un but à la fois, une victoire à la fois ; voici la devise du Canada.

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