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Coupe du monde à Toronto: les Américains hués même quand ils ne sont pas là

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2026-06-12T19:15:36Z

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TORONTO | De fortes huées ont retenti dans les gradins du Stade de Toronto, quand le porteur du drapeau américain a fait son entrée sur le terrain, vendredi, avant le premier match de la Coupe du monde disputé au Canada. Et pourtant, les Américains n’y étaient pas, à ce match opposant les Canadiens à la Bosnie-Herzégovine, qui s’est finalement soldé par un verdict nul de 1 à 1

• À lire aussi : Coupe du monde : le Canada arrache son premier point de l’histoire.

Elles ont été vite enterrées par de forts applaudissements quand celui du Canada a suivi. En tant que pays hôtes, le Mexique, les États-Unis et le Canada étaient les trois derniers drapeaux à entrer sur le terrain, lors de la cérémonie précédent la rencontre entre les Canadiens et les Bosniens, qui présentaient les 48 pays participants à ce Mondial d’une envergure jamais vue.

Oh, et avant le match, la présentation des joueurs des deux pays a été faite en anglais et en français. L’hymne national canadien, interprété par Alanis Morissette, l’a été pour sa part été en partie dans la langue de Molière, qui est un des langages officiels de la FIFA.

Fausse, la rumeur
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Il y avait des craintes qu’une marée bleue envahisse le stade pour encourager la Bosnie-Herzégovine. Une rumeur qu’il fallait assurément prendre avec un grain de sel prétendait que 30 000 Bosniens seraient présents et qu’ils occuperaient la vaste majorité des 45 000 places. 

Finalement, c’est bel et bien un contingent de maillots rouges festif qui s’est déplacé afin d’assister à cette rencontre historique.

D’ailleurs, avant la partie, de nombreux partisans de la délégation canadienne ont marché dans les rues avoisinant le stade, drapeaux en main, certains projetant des fumigènes blancs et rouges.

Une marée rouge

Mais les Bosniens ont aussi animé le spectacle, au stade. En fait, à un moment, ils étaient beaucoup plus investis dans la rencontre que les partisans canadiens, qui ont effectué un retour en force en deuxième demie, au fur et à mesure que leurs favoris multipliaient les chances de marquer. 

Même le sélectionneur Jesse Marsch, qui se disait pourtant bien concentré sur le déroulement de la rencontre, l’a senti.

« C’était spécial de voir cette marée de rouge dans le stade », a souligné l’entraîneur d’expérience. 

Marsch souhaite maintenant que l’équipe recevra le même accueil face au Qatar jeudi prochain à Vancouver, qu’il considère comme une ville de soccer. 

« Il faut qu’il pousse l’équipe dès le départ, a-t-il espéré. Que la foule à domicile se fasse sentir. Ce fut un gros facteur dans le point que nous avons obtenu [vendredi]. »

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