Coupe des Présidents: de l’industrie de la bière à l’organisation d’un événement sportif mondial
Le Canadien et directeur général du tournoi, Ryan Hart, était directeur des ventes chez Sleeman avant d’œuvrer dans le monde du golf, depuis 2010


François-David Rouleau
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Quand la Coupe des Présidents est débarquée à Montréal en 2007, Ryan Hart s’activait dans l’industrie de la bière, dans les plaines canadiennes. Il était bien loin de croire que, 17 ans plus tard, il serait à la tête du plus gros événement mondial du circuit de la PGA, chez lui en sol canadien, et qu’il y tirerait ensuite sa révérence.
«C’est une équation d’expériences et d’opportunités qui m’ont amené à occuper le poste de directeur général du tournoi pour l’édition de Montréal, signale l’homme de 48 ans en entrevue avec Le Journal, au Royal Montréal, dans les semaines menant au prestigieux tournoi.
«Mon premier contact avec le golf, c’était lors de la commandite d’un événement sur le circuit de la PGA du Canada, enchaîne-t-il. J’avais toujours été un grand amateur, mais je n’étais définitivement pas assez bon pour me promener avec un bâton à l’intérieur des cordages.»

Actif avec Toews
Au milieu des années 2000, Hart était alors directeur régional des ventes pour la brasserie Sleeman, avec laquelle il a travaillé durant près de 10 ans. Il s’est ensuite impliqué dans un tournoi de golf pour la cause caritative du capitaine des Blackhawks de Chicago Jonathan Toews, dans la région de Winnipeg.
Et, il a eu la piqûre de l’univers de la petite balle blanche. Comme président d’une entreprise de marketing, il a dégoté le contrat d’organisation du tournoi du circuit canadien de la PGA dans sa région natale de Winnipeg. Il l’a transformé en véritable succès et en incontournable du calendrier estival jusqu’en 2017.

C’est à ce moment que les bonzes du circuit américain l’ont amené à leurs côtés à Ponte Vedra Beach, en Floride, et l’ont formé durant 18 mois pour qu’il prenne les rênes du Championnat des joueurs du circuit de la PGA, le Players au TPC Sawgrass.
Énorme fierté
Il fut le directeur de ce qui est surnommé «le cinquième majeur» lors des éditions 2018 à 2020, jusqu’à ce qu’on lui offre l’organisation de la Coupe des Présidents à Montréal.
«La fierté canadienne en moi et la joie ont fait en sorte que je n’ai pas mis de temps à accepter ce défi colossal. L’édition de 2007 à Montréal est perçue comme l’une des meilleures, sinon la meilleure, de l’histoire de cet événement, se souvient celui qui a aussi oeuvré en support aux éditions du tournoi en 2017 au New Jersey et en 2022, à Charlotte.

«Durant ma carrière, on m’a offert d’autres postes, mais je ne pouvais pas croire à ce moment que je venais de décrocher celui-là si rapidement, ajoute-t-il avec fierté. C’est le plus gros tournoi du PGA Tour sur la scène mondiale. C’est une célébration de notre sport où règne l’honneur et la bonne conduite sportive.

«C’est certainement le pinacle de ma carrière.»
Expérience ultime
Depuis deux ans, Montréal est devenue sa deuxième demeure lorsqu’il n’est pas auprès de sa famille ou dans les grands événements sportifs d’Amérique du Nord. Il a surmonté d’innombrables défis, notamment logistiques, qu’il préfère toutefois percevoir comme des opportunités.
Il souhaite que les amateurs et les spectateurs vivent une expérience unique en franchissant les tourniquets du Royal Montréal, un parcours qui a résisté à l’épreuve du temps et qui a su se transformer pour s’adapter aux réalités événementielles de 2024. Pour la ville et la province, il estime que c’est une occasion en or de rayonner sur la planète.

Comme Hart le répète depuis près de quatre ans, la Coupe des Présidents est une bête fort différente de celle d’il y a huit et quatorze ans. Les amateurs en auront plein la vue cette semaine.
Et une fois que le rideau tombera sur cette édition, Hart accrochera, en grande beauté chez lui en sol canadien, son chapeau de maître d’œuvre de grands tournois professionnels. Un autre poste l’attendrait dans les quartiers généraux du PGA Tour en Floride.