Coupe des Présidents à Montréal: l’équipe américaine en attente de Tiger Woods
Le capitaine Jim Furyk nomme trois de ses adjoints et conserve deux cartes dans sa manche si Woods décidait de l’assister au Royal Montréal


François-David Rouleau
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À quatre mois de la compétition qui sera disputée sur les allées du Royal Montréal, le capitaine de la formation américaine, Jim Furyk, attend la décision d’un gros morceau. Tiger Woods sera-t-il disponible ou non pour l’assister dans l’aventure?
C’est que le réputé golfeur de 48 ans est pressenti pour diriger la formation de la bannière étoilée à la Coupe Ryder, l’an prochain à Bethpage. Son nom circule abondamment depuis le début du printemps.
Au tournoi des Maîtres et au Championnat de la PGA d’Amérique, Woods a indiqué qu’il était engagé dans les discussions avec les dirigeants de l’évènement du côté des États-Unis.
D’ordinaire, le capitaine à la Coupe Ryder est présent dans l’entourage de l’équipe à la Coupe des Présidents afin de se familiariser avec les joueurs et le processus décisionnel.
Il connaît la poutine
Pour Woods, c’est une autre affaire. Il connaît tous les rouages.
Il a participé à neuf tournois de la Coupe des Présidents. En 2019, en plus de diriger la formation américaine au Royal Melbourne en Australie, il avait joué. Lors de l’édition précédente au Liberty National, au New Jersey en 2017, il avait épaulé le capitaine Steve Stricker. Il s’agissait d’une préparation en vue de la Coupe Ryder qui était disputée en France l’année suivante où il avait été l’assistant de Furyk. Ce dernier l’avait aussi inséré dans son alignement.
Bref, Furyk ne pourra pas dire non à Woods s’il devait accepter d’être le chef d’orchestre à Bethpage l’an prochain.
En nommant trois de ses bras droits pour Montréal, Stewart Cink, Justin Leonard et Kevin Kisner aujourd’hui, Furyk peut encore en ajouter deux autres d’ici septembre.

La nomination du capitaine américain par les dirigeants de la PGA d’Amérique en prévision de l’an prochain fera tomber les dominos.
Atout de taille
«Nous aurons toutes ces conversations en cours de route, mais on attend anxieusement la décision pour Bethpage, a indiqué Furyk en entrevue téléphonique avec Le Journal en matinée.
«C’est évident que s’il veut nous épauler, on acceptera, a-t-il ajouté alors qu’il l’a sélectionné en 2018 à Paris et très souvent côtoyé dans les compétitions par équipe depuis plus de 20 ans.
«Tiger ajoute beaucoup d’expérience et de leadership dans un vestiaire. Son aide et sa contribution sont énormes, a enchaîné Furyk, conscient que Woods n’a pas besoin d’être à ses côtés pour préparer la Coupe Ryder 2025. Les plus jeunes le regardent beaucoup, évidemment. Et sur le terrain, il connaît tout. Côté stratégies, il excelle.»
Et le temps?
Il y a un autre hic dans le processus décisionnel.
Dans ses fonctions au comité des joueurs du circuit de la PGA, il est vigoureusement impliqué dans les discussions financières et les négociations du partenariat avec le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF).
Ces enjeux grugent énormément de son temps. Il cherche également à participer à des tournois au moins une fois par mois. Le week-end prochain, il sera d’ailleurs à l’Omnium des États-Unis, à Pinehurst.
En entendant le dénouement, Furyk observe ses poulains. Les Justin Thomas, Jordan Spieth, Tony Finau et Cam Young, des membres des récentes équipes américaines, connaissent des saisons ordinaires.
Comme le capitaine de la formation internationale l’a dit lors de l’Omnium canadien la semaine dernière, les deux championnats du Grand Chelem et quatre tournois «Prestige» des prochaines semaines peuvent changer énormément le classement de sélection.