La légende Jack Nicklaus a survitaminé la candidature de Montréal
La légende du golf a livré un vibrant plaidoyer au circuit de la PGA pour l’octroi de la Coupe des Présidents


François-David Rouleau
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Avec un travail aussi impeccable que stratégique en coulisses, l’équipe derrière la candidature du Royal Montréal a orchestré un grand coup en ralliant la légende vivante du golf Jack Nicklaus à son projet. C’est le détenteur de 18 sacres du Grand Chelem qui a vanté les mérites du club montréalais et porté un dur coup aux candidatures asiatiques.
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Dans l'une des nombreuses capsules vidéo projetées au dépôt de la candidature officielle présentée dans les bureaux du PGA Tour à Ponte Vedra Beach, Nicklaus rappelle notamment le mémorable succès de 2007 et la riche histoire du plus vieux club de golf d’Amérique du Nord. Le comité organisateur avait alors soigneusement décidé de mettre la cerise sur le gâteau avec le témoignage de ce géant du sport, relate en se frottant les mains Michael Richards, l’un des grands artisans derrière le retour de ce tournoi.


L’édition de 2007 est l’une des meilleures de l’histoire, prétendent plusieurs observateurs, alors qu’il suffit de penser à quelques faits saillants, dont ce spectaculaire match entre Tiger Woods et Mike Weir.


Sur le dessus de la pile
Neil Macrae estime que cette présentation et ce message du Golden Bear ont placé la candidature montréalaise sur le dessus de la pile.
«C’était encore une “long shot”, mais on avait un dossier très solide. J’ai toujours cru que le circuit désirait rester en Amérique pour la logistique et la promotion du sport. Ce point est l’une de nos principales missions.»
Plusieurs éléments jouaient aussi en faveur de Montréal. Entre 2011 et 2019, l’Australie, deux fois (2011 et 2019), et la Corée du Sud accueillent l’équipe internationale. Un retour en Amérique du Nord est nécessaire, notamment pour les droits de télédiffusion à une heure de grande écoute et l’importante logistique.
Selon le récit des deux cerveaux pleinement impliqués dans le projet, la candidature montréalaise avait coché tous les critères du circuit, à l’exception d’un seul: une estimation des recettes totales.
Défi réalisable
Avec la collaboration du circuit, ils pouvaient toutefois y travailler en peaufinant les stratégies de ventes et en diversifiant les offres d’hospitalités pour les spectateurs. Le Grand Prix de Formule 1 du Canada était en fait un bel exemple à façonner selon leurs objectifs.
«Pour les infrastructures d’hospitalités, on n’était pas inquiet, se rappelle Macrae, qui a arpenté le parcours bleu en plein hiver pour identifier les endroits de prédilections. On disposait de l’espace nécessaire pour les construire et générer les revenus.»
Avec les moutures du tournoi prenant de l’ampleur au fil des éditions, les organisateurs du Royal Montréal étaient encore loin de se douter de la gigantesque bête qui s’installerait sur leur propriété six ans plus tard.

Le fruit de plusieurs années de travail et d’espoir. Tant Monsieur Richards que Monsieur Macrae souhaitent que dame Nature coopère afin que le Royal Montréal affiche ses sublimes couleurs automnales éclatantes à la face du monde.
Et que la chance tourne pour une première victoire de l’équipe internationale depuis 26 ans.