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Coupe Billie Jean King: la fois où Leylah Fernandez a défié les règles pour voir de près son idole

Leylah Fernandez en action à Wuhan, en Chine, le mois dernier.
Leylah Fernandez en action à Wuhan, en Chine, le mois dernier. Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-11-15T15:48:14Z

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Il y a quelques années, Leylah Fernandez et sa sœur, Bianca, voulaient tellement voir de près Rafael Nadal qu’elles s’étaient cachées sous les estrades du Stade IGA afin d’assister à son entraînement.

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«Il n’y avait plus de place dans les gradins, a raconté la Québécoise au Journal, vendredi. On a défié les règles, mais ça nous permettait de le voir de proche. Il s’est mis à pleuvoir, alors quand il est sorti du court, on a été parmi les premières à avoir son autographe!»

Leylah ne sera pas loin non plus quand le grand Rafa accrochera sa raquette la semaine prochaine, dans le cadre de la Coupe Davis. La 31e joueuse au monde se trouve à Malaga avec le reste de la délégation canadienne, afin de défendre le titre remporté l’an dernier à la Coupe Billie Jean King, qui se déroule cette fois presque simultanément, dans la jolie ville espagnole. 

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP
«Bonjour, comment ça va?»
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La joueuse de 22 ans espère avoir le temps de voir en action celui de qui elle s’est inspirée, plus jeune. «Il y avait peu de gauchères sur le circuit à l’époque, alors c’est sûr que je regardais Nadal», pointe la Lavalloise. 

«Je suis un peu triste de voir sa carrière prendre fin, ajoute-t-elle. Mon père s’est aussi inspiré de son oncle Toni. On a regardé quels étaient leurs valeurs, leurs objectifs.»

Photo AFP
Photo AFP

Bien sûr, avec le temps, la jeune Leylah est devenue grande et elle a pu croiser de nouveau l’Espagnol aux 22 titres du Grand Chelem dans plusieurs tournois. 

Mais jamais assez pour tenir une conversation plus longue que «bonjour, comment ça va?», lance-t-elle en riant. De toute façon, on comprend que c’était assez pour Fernandez: «Chaque fois que je l’ai vu, j’étais stressée, impressionnée, fébrile, souligne Leylah. Toutes les émotions y sont passées!» 

Des valeurs impeccables

Parlant de pluie, celle qui tombait fortement sur Malaga a cessé et le soleil brillait désormais sur la ville, vendredi. Les Canadiennes ont donc pu reprendre l’entraînement en prévision de leur première rencontre de la Coupe Billie Jean King, ce quart de finale contre l’Allemagne ou la Grande-Bretagne qui se déroulera dimanche. 

Malgré les saisons qui s’étirent au tennis, Leylah se disait heureuse d’être de retour là où le Canada a été couronné pour la première fois de son histoire chez les femmes, l’an dernier. 

Elle vise à nouveau le titre, cette fois aux côtés de Rebecca Marino, de Marina Stakusic et de Gabriela Dabrowski. 

Fille d’immigrants, comme plusieurs de ses compatriotes tant chez les femmes que chez les hommes, Fernandez explique être toujours fière de prendre part à l’épreuve par équipe, notamment pour remercier le Canada de l’accueil qu’il a réservé à sa famille.

«Du côté paternel, mon père a immigré ici. Du côté maternel, ce sont mes grands-parents, rappelle-t-elle. Ils ne connaissaient ni l’anglais ni le français. Le Canada leur a donné une opportunité, et pour ça, je suis toujours fière de représenter le pays, parce que ses valeurs sont impeccables.» 

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