«On a joué de la bonne façon»: le Canadien a appris la leçon


Dave Lévesque
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On peut reconnaître une bonne équipe à sa capacité de s’ajuster rapidement aux situations hasardeuses qu’elle affronte.
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Ça peut se faire de minute en minute au cours d’un match ou à la dure après une défaite amère qui pince plus que les autres. Martin St-Louis parle souvent de l’ordinateur de ses joueurs. On peut dire qu’il y a des mises à jour constantes.
Le revers subi jeudi contre les Islanders a piqué tout le monde au vif chez le Canadien. Martin St-Louis n’a pas caché sa déception face à la façon dont son équipe a géré la fin de cette rencontre. Elle menait 3 à 2 avec une dizaine de minutes à jouer et elle s’est repliée en défense en se contentant de protéger sa mince avance.
Contre une équipe qui avait passé une bonne partie de la première période à attaquer et à menacer le filet de Samuel Montembeault, c’était un jeu très dangereux qui s’est retourné contre le Tricolore, qui a fini par s’incliner en prolongation.
La défaite a fait mal, mais elle a au moins été accompagnée d’un point et d’un enseignement important.
Apprendre
Arrive la visite des Capitals de Washington au Centre Bell samedi, une équipe qui donne passablement de difficulté au Canadien avec sa robustesse depuis une couple d’années.
L’occasion est belle pour voir si les jeunes joueurs du Canadien sont capables de s’ajuster et de corriger la situation rapidement.
Le Tricolore s’est donné une priorité de trois buts, menant 4 à 1 après 40 minutes de jeu. C’est un peu un scénario idéal pour que Martin St-Louis voie ses hommes jouer avec une avance. Mais c’est une priorité qui est souvent vue comme la plus difficile à défendre au hockey.
« C’est différent parce qu’on mène par plus de buts, l’autre équipe ne fait pas les mêmes choses et toute ton analyse [pre-scout] se trouve embrouillée. »
C’était une chance pour l’entraîneur-chef d’ajouter de l’expérience dans la besace de ses ouailles.
« Il y a toujours des occasions d’apprendre, tu ne joueras jamais un match parfait. Une grosse partie de notre croissance repose sur notre processus. »
Bonne façon
Après le match, on a demandé à Cole Caufield de décrire la manière dont l’équipe s’est comportée en troisième période. « On a joué de la bonne façon », a-t-il résumé avec justesse.
Ses coéquipiers et lui se sont comportés de la bonne façon en étant appliqués défensivement sans pour autant arrêter de jouer vers l’avant, s’employant surtout à gérer le risque dans leurs prises de décisions offensives. C’est exactement ce que St-Louis souhaitait après la déception de jeudi.
« C’était un bon défi pour nous de jouer avec l’avance et de continuer à faire des jeux sans être négligents et on a fait un bon travail, a résumé Alexandre Carrier. On avait un peu plus de constance, on a continué à faire de l’échec avant et tout le monde était sur la même longueur d’onde et ç’a paru. »
Un bel exemple de la bonne gestion dans la prise de décision est ce jeu de Jake Evans. Le Canadien mène 5 à 2 avec 90 secondes à jouer. Ça semble être dans le sac, mais les Capitals profitent d’un avantage numérique et ils ont rappelé le gardien Charlie Lindgren au banc pour ajouter un sixième patineur.
Evans bloque non pas un, mais deux puissants tirs d’Alex Ovechkin avant de se relever et de dégager la rondelle qui finit dans le fond du filet adverse. Il n’a rien précipité, il a simplement exécuté pour réaliser des jeux simples, mais efficaces. C’est souvent quand le Canadien garde les choses simples, malgré son grand talent, qu’il est à son meilleur.