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«J’ai cinq autres années en moi»: Corey Perry veut jouer jusqu’à 45 ans

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-11-18T20:53:02Z

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À 39 ans et avec plus de 1300 matchs au compteur dans la LNH, Corey Perry pourrait penser à la retraite, or ce n’est pas du tout le cas.

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«J’ai cinq autres années en moi», a-t-il lancé aux reporters après l’entraînement des Oilers lundi matin.

Il répétait ainsi ce qu’il avait dit lors de la finale de la Coupe Stanley, que les Oilers ont d’ailleurs échappée en sept matchs après avoir remonté d’un déficit de 0-3 contre les Panthers, qui ont finalement soulevé le précieux trophée.

«Au cours des cinq dernières années, on n’a pas obtenu la fin espérée, c’est pourquoi je joue encore. C’est l’objectif de ce vestiaire.»

Perry, plus que tout autre joueur des Oilers, a souffert de ce revers en finale. Quand il parle des cinq dernières, il fait référence au fait qu’il s’est incliné en finale quatre fois, lors des cinq dernières saisons. Au moins, il l’a emporté avec les Ducks d’Anaheim en 2007.

Dur sur le corps 

«Je ne suis pas surpris, lance l’entraîneur-chef Kris Knoblauch au sujet des aspirations de Perry. Il est très bon en possession de la rondelle. Il a fait carrière en étant dangereux près du but, particulièrement près de la ligne du but.»

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Mais vingt saisons dans la LNH, et surtout quatre parcours jusqu’en finale en cinq ans, ça use un homme qui flirte avec la quarantaine.

«Tu joues jusqu’à la fin du mois de juin, tu es amoché, tu joues tous les deux jours et tu voles autour du continent, alors c’est difficile mentalement et physiquement. Les gars étaient épuisés à la fin parce que ce sont huit semaines passées à s’échiner.

«La glace rapetisse, image Perry. Et lors de la ronde suivante, elle rapetisse encore plus, et rendu à la fin, il n’y a plus de place. Il faut prendre le temps de s’en remettre.»

Lent départ 

Un peu à l’image des Oilers qui connaissent un début de saison correct, sans plus, Perry tire un peu de la patte. Il n’a récolté que trois buts et une passe en 18 rencontres.

Mais les Oilers ne lui ont pas offert un contrat d’un an l’été dernier pour sa production offensive.

«Corey a été une très bonne addition à notre équipe depuis son arrivée en janvier dernier, a insisté Knoblauch. Il joue 10 à 14 minutes par match, il est sur la deuxième vague de l’avantage numérique, mais surtout il apporte du leadership.

«Les gens ont du respect pour ce qu’il a accompli au cours de sa carrière, pour le succès qu’il a connu dans les séries. Quand il parle, les autres joueurs écoutent et c’est une belle extension du personnel d’entraîneurs.»

Souvenir de Montréal 

Parmi les quatre récentes finales auxquelles il a participé, il y a évidemment celle avec le Canadien en 2021.

«Ce parcours a été incroyable avec l’excitation qui s’est emparée de la ville et l’atmosphère qui y régnait», a indiqué Perry, qui a admis qu’il aurait aimé voir la direction que les choses auraient prise s’il était resté à Montréal, puisque c’est l’équipe qu’il encourageait quand il était jeune.

«J’ai grandi à 25 minutes du Québec (en face du Témiscamingue), dans le nord de l’Ontario, et c’était l’équipe de mon père et de toute la famille, et quand j’ai mis le chandail pour la première fois, ça valait tout l’or du monde. Et chaque fois que je saute sur la glace du Centre Bell, c’est la même sensation.»

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