Corey Perry: « On n’a jamais abandonné. Sur le banc, personne ne s’est laissé abattre.»


Jonathan Bernier
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EDMONTON | Les Oilers n’ont pas connu le début de match qu’ils auraient souhaité, mais ils n’ont jamais baissé les bras. C’est tout à leur honneur.
« Nous avons bien répondu et nous avons gardé notre pied sur l’accélérateur. On n’aurait pas pu demander mieux comme réponse, a indiqué Corey Perry, qui était de retour dans la formation après avoir été laissé de côté lors des cinq matchs précédents.
« On a joué de malchance. Le premier but est survenu à la suite d’un lobe par-dessus la tête de notre défenseur. Puis, sur le deuxième, la rondelle a dévié sur le derrière d’un autre défenseur », a rappelé l’ancien joueur du Canadien.

À ce moment, on se disait que la soirée serait longue pour les Oilers et Stuart Skinner, qui venait de flancher deux fois sur quatre tirs. Le gardien albertain s’est ressaisi en bloquant les 18 suivants.
« Il a fait de gros arrêts pour nous. Sur l’échappée de Roope Hintz, s’il n’avait pas fait l’arrêt, on n’aurait probablement pas gagné », a louangé Perry.
Avec l’aide de la résilience de leur gardien, les Oilers ont renversé la vapeur.
« On n’a jamais abandonné. Sur le banc, personne ne s’est laissé abattre. On a continué de pousser, a souligné Perry. On savait que si on continuait de jouer notre match, on obtiendrait nos occasions. »
Intimidants, même à quatre
Pour la troupe de Kris Knoblauch, « jouer notre match », c’est également tuer des punitions avec une stabilité déconcertante. Encore une fois, l’unité d’infériorité numérique des Oilers a été parfaite (en deux occasions).
Ça fait maintenant huit matchs que les représentants de la capitale albertaine n’ont pas accordé de buts lorsqu’ils évoluent à court d’un ou de deux hommes. On parle d’une séquence de 23 infériorités numériques.
Mercredi, ils ont ajouté l’insulte à l’injure lorsque Mattias Janmark a marqué pendant une punition à Derek Ryan.
« Un but en désavantage numérique, c’est une dose de momentum automatique », a lancé Perry.
Surtout quand il s’avère le but de la victoire.
« On joue avec beaucoup de confiance. On place l’adversaire sur les talons, a indiqué Janmark. Sur la séquence, [Darnell] Nurse a fait un beau jeu en bloquant un tir, puis on est reparti en contre-attaque. »
DeBoer n’a pas apprécié
Évidemment, il n’y a pas un entraîneur-chef qui aime voir son équipe encaisser un but lorsqu’elle se trouve en supériorité numérique. Cela dit, ce n’est pas le principal reproche que Peter DeBoer avait à faire à ses joueurs.

«Ce sont surtout les deux premiers buts que je n’ai pas aimés. Sur le premier c’était un trois contre trois, puis on est tombé sur notre gardien. Sur le deuxième, on a perdu deux batailles le long des rampes », a analysé DeBoer.
La série retourne maintenant à Dallas où s’amorcera, vendredi, un deux de trois. Malgré la déconfiture de mercredi, DeBoer demeure confiant.
« On a divisé les matchs ici. On retourne à la maison avec l’avantage de la glace, a-t-il mentionné. Ce n’est pas censé être facile ni beau. Il reste les quatre meilleures équipes. S’il faut sept matchs et des prolongations, on jouera sept matchs et des prolongations. »
« Mais on doit mieux jouer que ce soir», a-t-il pris soin d’ajouter.