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Controverse sur le genre: la boxeuse taïwanaise Lin se qualifie pour les quarts

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2024-08-02T14:49:28Z

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La Taïwanaise Lin Yu-ting (-57 kg), l’une des deux combattantes au cœur d’une controverse sur le genre dans le tournoi olympique de boxe, s’est qualifiée vendredi pour les quarts de finale, en battant l’Ouzbèke Sitora Turdibekova. 

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La veille, la victoire éclair de l’Algérienne Imane Khelif par abandon de son adversaire italienne Angela Carini avait suscité une polémique internationale, entraînant notamment la réaction de la première ministre italienne Giorgia Meloni et du candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump.

Plus mobile, disposant d’une plus grande allonge, la Taïwanaise l’a emporté aux points avant de lever le poing. Les deux combattantes se sont saluées à la fin du combat.

Amenée à réagir sur les questionnements sur son genre avant son combat, Lin avait déclaré à la chaîne taïwanaise TVBS «ne penser qu’à mieux performer sur le ring».

«Je suppose que mes adversaires ont peur de ma force», donc ses détracteurs «cherchent juste une faille et en font toute une histoire», a-t-elle affirmé, disant ne pas être affectée.

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En 2023, l’athlète de 28 ans avait été privée de sa médaille de bronze aux Mondiaux de Delhi par la fédération internationale de boxe (IBA), «après avoir échoué à se conformer aux standards d’éligibilités basés sur les résultats d’un test biochimique», indiquait sa fiche d’information rédigée par le CIO, depuis modifiée.

La même année, elle avait pourtant été autorisée à participer aux Jeux asiatiques de Hangzhou, où elle avait remporté la médaille d’or dans la catégorie poids plume (-57 kg).

La fédération internationale de boxe a réfuté avoir mené des tests de mesure du taux de testostérone, mais n’a pas précisé la nature des analyses effectuées pour décider d’exclure des Mondiaux Imane Khelif et la Taïwanaise Lin Yu-ting.

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Également modifiée depuis par le CIO, la fiche de la boxeuse algérienne Imane Khelif précisait initialement qu’elle avait été disqualifiée juste avant son combat pour la médaille d’or des -66 kg aux Mondiaux, après «des taux élevés de testostérone».

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«Ce sont des femmes»

Lin Yu-ting dispute ses deuxièmes JO. Elle avait été éliminée au premier tour à Tokyo par la Philippine Nesthy Petecio.

Elle bénéficie du soutien de ses compatriotes et des dirigeants de l’île autonome de Taïwan. «J’ai toujours admiré la détermination de nos athlètes comme la boxeuse Lin Yu-ting, dont la concentration et la discipline sont profondément inspirantes. À #Paris2024 et au-delà, nous la soutenons fermement et fièrement, ainsi que toute la #TeamTaiwan», a déclaré sur X (ex-Twitter) le président taïwanais Lai Ching-te.

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Le comité international olympique (CIO) a également renouvelé vendredi son soutien aux deux boxeuses. «Ce sont des femmes dans leur sport, et il est établi dans ce cas que ce sont des femmes», avait déjà expliqué mardi Mark Adams, porte-parole du CIO.

L’IBA entretient des relations très tendues avec le CIO, mettant en péril le maintien à terme de la boxe dans les épreuves olympiques.

La victoire éclair de Khelif jeudi par abandon de son adversaire italienne a lancé la controverse sur la participation des deux sportives aux JO.

Giorgia Meloni a dénoncé «un combat qui n’était pas sur un pied d’égalité».

«La présidente Meloni et le numéro un du CIO (Thomas Bach, NDLR) ont convenu que le gouvernement et le Comité international olympique resteraient en contact pour évaluer la manière de résoudre ce problème à l’avenir», a écrit le gouvernement italien dans un communiqué vendredi, évoquant les «règles visant à garantir l’équité dans les compétitions sportives».

Le débat s’est aussi invité dans la campagne présidentielle aux États-Unis, où plusieurs responsables républicains ont désigné l’Algérienne comme étant un homme. «Je garderai les hommes hors du sport féminin !», a écrit Donald Trump en majuscule sur son réseau Truth Social.

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