Contrairement au CH, les Sabres sont menés par de mauvais leaders

Dany Dubé
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La différence entre les Sabres et le Canadien de Montréal jusqu’ici, dans la série, ne se mesure pas par des statistiques. Une équipe affiche une attitude irréprochable et compte sur de bons leaders alors que, pour l’autre, c’est tout le contraire.
Vous aurez deviné que la première équipe, c’est le Canadien.
Ça saute aux yeux, présentement, à quel point le CH est davantage en contrôle de ses émotions que les Sabres. On pourrait mettre ça sur la faute de l’inexpérience et la jeunesse de Buffalo, mais le CH est tout aussi jeune.
À mes yeux, ça part d’un mauvais leadership. On peut vanter tant qu’on veut Rasmus Dahlin pour ses qualités de défenseurs, mais depuis le début de cette série de deuxième tour, il ne joue pas comme un leader.
Tage Thompson non plus, d’ailleurs. Sa pénalité, complètement inutile, sur Jake Evans a littéralement coûté le match à son équipe jeudi soir.
Quant à Dahlin, c’est un peu la même chose. Visiblement frustré par le fait qu’Ivan Demidov avait réussi à le contourner, il lui a servi un double-échec gratuit qui, un peu plus d’une minute plus tard, permettait à ce même Demidov de faire 6-3 Montréal.
Quand je parle de mauvais leadership, c’est ce que je veux dire. Jamais vous ne verrez Nick Suzuki écoper de ce genre de pénalité, encore moins à des moments aussi cruciaux d’un match.
Ça va laisser des traces
Je ne veux pas m’emporter ni me projeter dans l’avenir trop rapidement. Cette série est loin d’être terminée.
Toutefois, je me questionne sur les traces qu’aura laissées ce match no 5 sur les Sabres.
Premièrement, la situation des gardiens de but n’a rien de rassurant. Quand tu effectues un changement de gardien en cours de match, c’est un peu pour préparer le suivant. Malheureusement pour eux, Alex Lyon a cédé une fois sur trois tirs en troisième période, après être venu en relève à Ukko-Pekka Lukkonen.
Ça, ça laisse des traces.
Et que dire du fait que les Sabres ont joué pendant près de six minutes et demie avec six patineurs en fin de match. Tout ça, sans réussir à marquer un seul but.
Tout ça en plus du fait que le CH a marqué deux fois en deux supériorités numériques, et qu’ils n’auront eu besoin que d’une minute et 33 secondes au total pour inscrire ces deux filets.
Ça aussi, ça laisse des traces.
Le caractère de Dobes
Et, vous savez ce qui laisse des traces, aussi ? Le caractère de Jakub Dobes.
Vous avez tous vu les images montrant Martin St-Louis regarder son adjoint Trevor Letowski après que son gardien eut cédé une troisième fois sur les quatre premiers tirs des Sabres en première période.
L’entraîneur a par la suite pris la décision de le laisser se battre. Ce fut la meilleure décision.
S’il a pris cette décision, c’est parce qu’il le connaît mieux que nous tous et qu’il avait confiance en l’esprit de compétition de son jeune gardien.
Dobes est une inspiration pour toute l’équipe. Sa capacité à ne jamais abandonner, peu importe les difficultés, déteint sur le reste de l’équipe.
Et ça, ça ne se calcule pas avec des chiffres, mais c’est primordial.
Ça marche !

L’avantage numérique du CH. Deux buts sur deux tirs, le tout en l’espace d’une minute 33 secondes. Tu t’installes et, pouf ! C’est dans le but.
Ça ne marche pas...

Ombre au tableau présentement : les débuts de match. Le CH a accordé le premier but aux Sabres lors des cinq matchs de cette série. Jusqu’ici, ils s’en sortent, mais plus ils vont progresser en séries, plus ça pourrait leur coûter cher.