Tous les résultats
Publicité

Consensus souhaité pour le TECFÉE

2022-11-08T19:47:38Z

Partager

Encore une fois, cette année, les révélations tombent sur la passation et la réussite du Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFÉE): les étudiants en éducation paient plus de 700 000$ pour financer leurs essais à l’examen, mais leurs échecs se cumulent et leur formation est retardée.

Votre opinion
nous intéresse.

Vous avez une opinion à partager ? Un texte entre 300 et 600 mots que vous aimeriez nous soumettre ?

Les professeurs

Au conseil d’administration de l’Association québécoise des professeur.e.s de français (AQPF), nous observons les échanges entre toutes les parties impliquées dans la création et la passation du TECFÉE: des chroniqueurs comme Richard Martineau et Joseph Facal, prêts à balayer la population étudiante entière sous prétexte qu’elle serait paresseuse et irresponsable; des professionnels de l’éducation, prêts à défendre ardemment le TECFÉE; des membres du ministère de l’Enseignement supérieur, décidés à n’entretenir aucune réflexion quant à la forme actuelle du test et, bien sûr, les étudiants, déterminés à faire entendre leur voix et à demander une actualisation de cette évaluation au regard de leur réalité professionnelle.

Publicité

Ne faudrait-il pas écouter toutes ces voix dans un contexte formel, ouvert et accueillant? Voulons-nous réellement poursuivre les réflexions dans des chambres d’écho individuelles?

Pascale Lefrançois, présidente du comité de suivi scientifique du TECFÉE, indiquait récemment au Journal de Québec qu’il était hors de question de revoir les exigences de l’examen et qu’il faisait déjà consensus auprès d’un petit nombre de spécialistes.

Pourtant, le test est constamment critiqué à propos de sa forme, de ses contenus, mais aussi de son engrangement financier annuel. Peut-on donc réellement parler de consensus? De l’humble avis de l’AQPF, ce test fera toujours dissensus tant qu’il n’existera pas un dialogue démocratique autour de la création et de la passation de cette évaluation, qui, faut-il le rappeler, est obligatoire à la diplomation des étudiants en sciences de l’éducation.

Discussion démocratique

Pour recentrer le débat sur ce qu’il est vraiment, soit une appropriation démocratique d’une évaluation de la compétence langagière des futurs enseignants, l’AQPF proposera, en 2023, un événement national d'envergure pour ouvrir grand la porte du TECFÉE. Nous tendons la main aux journalistes, aux doyens des facultés d’éducation des universités du Québec, au ministère de l’Enseignement supérieur, aux professionnels de l’éducation, aux étudiants et aux administrateurs du CÉFRANC. Il est temps de se réunir et d’avoir une discussion franche, transparente et démocratique sur la certification de la langue française des personnes enseignantes au Québec.

À l’AQPF, notre position est claire: l’évaluation de la langue des futures enseignantes et des futurs enseignants est essentielle, mais le TECFÉE doit être actualisé au regard du contexte professionnel des personnes enseignantes, et le CÉFRANC doit impliquer immédiatement tous les partenaires en éducation pour l’élaboration de son évaluation.

Justin Taschereau
Vice-président aux communications de l’AQPF
Enseignant de français au secondaire
Candidat à la maîtrise en didactique des langues à l’UQAM

Publicité
Publicité