Conn-Smythe: Bobrovsky part favori


Jonathan Bernier
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EDMONTON | Que ce soit Paul Maurice, Matthew Tkachuk ou Sam Bennett, le message est le même: pas question de se projeter dans le futur et de s’imaginer avec la coupe Stanley au bout des bras.
Mais dans le fond, on le sait que c’est ce qui va arriver. Que ce soit samedi soir à Edmonton, trois jours plus tard en Floride ou lors de l’un des deux matchs suivants. Par conséquent, vaut mieux se préparer et penser à qui pourrait remporter le trophée Conn-Smythe.

De la façon dont il se comporte devant le filet des Panthers, Sergei Bobrovsky sera un candidat difficile à ignorer. Son taux d’efficacité de ,953 depuis le début de la finale le place au septième rang de l’histoire.
Dans 12 des 14 derniers matchs, il a accordé deux buts ou moins. En cours de route, il a eu le dessus sur de grosses pointures comme Andrei Vasilevskiy, Jeremy Swayman et Igor Shesterkin.
«Plus l’enjeu est grand, plus il est calme et en contrôle. Ce qui a un effet d’entraînement sur nous, a indiqué Tkachuk. Il a été un rouage important de cette équipe toute la saison et il joue présentement du hockey incroyable.»
Un gardien de 10 M$
Finaliste pour l’obtention du trophée Vézina, remis au meilleur gardien de la saison régulière, Bobrovsky pourrait venir remettre en question la théorie selon laquelle une équipe n’a pas besoin d’un gardien qui gagne 10 M$ par saison pour remporter la coupe Stanley (au cours des 10 dernières années, Vasilevskiy et lui sont les seuls gardiens qui s’approchaient de ce salaire au moment de gagner).
Les Floridiens auraient sans doute fait un bout de chemin sans lui, mais ils ne se trouveraient possiblement pas à une seule victoire de la consécration.
Acquis des Sabres à la date limite des transactions, Kyle Okposo a le bonheur de voir quotidiennement le gardien depuis trois mois. Il est en admiration.
«Ce qui m’impressionne le plus, c’est la puissance avec laquelle il utilise ses carres pour se propulser rapidement d’un côté à l’autre. C’est ce qui lui permet de faire des arrêts acrobatiques et pourquoi il semble toujours être à la bonne place», a déclaré l’Américain de 36 ans.
«Il travaille là-dessus tous les jours, a-t-il ajouté. Je n’ai jamais vu un gardien travailler autant en dehors de la patinoire.»
Un effort de groupe
Quand ce n’est pas Bobrovsky qui fait des miracles devant son filet, ce sont ses coéquipiers qui se fendent en quatre pour se jeter dans les lignes de tir et bloquer l’accès au filet. Pas surprenant que Connor McDavid, Leon Draisaitl et Evan Bouchard, les trois meilleurs pointeurs des présentes séries, n’aient pas encore touché la cible.
«On a beau avoir plusieurs joueurs doués offensivement, on priorise quand même le jeu défensif. Et ce, peu importe qui se trouve sur la patinoire de l’autre côté, a indiqué Tkachuk. C’est une facette du jeu très importante pour notre équipe.»
Et que dire de l’unité d’infériorité numérique, parfaite en 10 occasions face aux Oilers, qui contribuent également à tenir les gros canons des Oilers au silence?
«Ils sont fantastiques. Ils sont agressifs, ils bloquent des tirs, ils coupent les lignes [de passes]. C’est un effort de groupe», a ajouté Tkachuk.
Le genre d’effort et de sacrifice qui vaudra aux Panthers de remporter la première coupe Stanley de leur histoire.