Tous les résultats
Publicité

Une ovation spéciale: «J'ai grandi comme partisan du Canadien», rappelle Crosby

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-13T05:48:41Z
2025-02-13T15:55:57Z

Partager

Voir Sidney Crosby et Mario Lemieux au centre de la patinoire du Centre Bell, ça avait quelque chose de touchant. C’était comme une autre passation des pouvoirs entre les deux légendes, après celle effectuée à Pittsburgh, il y a 20 ans.

La foule a rapidement saisi la symbolique du moment. De la présentation de la formation de départ, à l’annonce du joueur du match, Crosby a été acclamé comme s’il avait passé sa carrière dans l’uniforme du Canadien.

À plusieurs reprises au cours de la rencontre, les spectateurs ont scandé le nom de l’ancien attaquant de l’Océanic de Rimouski.

«J’ai senti l’appui de la foule tout au long de la soirée. Je suis quelqu’un qui adore jouer dans un environnement comme celui-là, a indiqué le capitaine du Canada. J’ai grandi en étant un partisan du Canadien. C’est une ovation dont je vais toujours me souvenir.»

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Cette énergie de la foule, les joueurs canadiens s’en sont abreuvés. C’est en partie ce qui leur a permis d’ouvrir le pointage dès la 56e seconde de jeu.

Publicité

«Ça a commencé avec l’ovation à l’endroit de Mario Lemieux. Le meilleur joueur canadien-français de tous les temps. C’était incroyable. J’en ai eu des frissons et j’ai ressenti une poussée d’adrénaline. On était crinqué au possible», a souligné Nathan MacKinnon, auteur de ce premier but.

MacKinnon brûlé

En voyant l’attaque massive canadienne tourbillonner avec autant d’aisance et en voyant les rapides attaquants de l’unifolié étourdir les défenseurs suédois, on se disait que le Canada l’emporterait avec une main dans le dos. Surtout considérant le fait que les hommes en jaune ont mis plus de 17 minutes avant d’obtenir un premier tir sur Jordan Binnington.

On s’est rendu compte que la fierté et l’honneur ne sont pas exclusifs au Canada.

«Ça a été un match serré. Ils nous ont rendu la vie difficile. Ils avaient toujours trois ou quatre joueurs près de la rondelle, a analysé MacKinnon. Je crois que dans l’ensemble, j’aurais pu mieux jouer. Heureusement, ça a bien tourné pour nous. D’autres joueurs ont fait de superbes jeux.»

MacKinnon s’en voulait, entre autres, d’avoir pris la décision de décocher un tir, alors qu’il se trouvait avec Connor McDavid dans une poussée à deux contre un quelques instants avant que Mitch Marner ne marque le but gagnant.

«Dix minutes à trois contre trois, c’est beaucoup trop. J’étais complètement brûlé, a-t-il lancé. Je ne peux pas croire que j’ai ignoré Connor sur ce deux contre un. Mais c’est à peine si je l’ai vu tellement j’étais épuisé.»

La bonne nouvelle, c’est que MacKinnon et ses coéquipiers auront 72 heures pour se remettre de leurs émotions et faire le plein d’énergie avant d’affronter les États-Unis, samedi soir.

Publicité
Publicité