Confrontation des 4 nations: rien à cirer de la Finlande


Jonathan Bernier
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BOSTON | Le Canada a battu la Finlande. Mais on n’en avait rien à cirer. La sirène n’avait pas encore fini d’annoncer la fin du match qu’on ne parlait déjà plus que de la finale à venir entre le pays de Justin Trudeau et celui de Donald Trump.
«C’est la confrontation que tout le monde voulait, a lancé Brad Marchand. Il n’y a pas de plus grosse rivalité au hockey que celle entre le Canada et les États-Unis. On a hâte.»
«Ça va être intense, a prévenu l’attaquant des Bruins. Les États-Unis ont montré quel type de jeu ils voulaient préconiser. Ils ne donnent rien et ils seront prêts.»
On ignore si les frères Tkachuk iront une fois de plus de leur plus belle imitation des Bushwhackers, mais ils joueront assurément avec la pédale au plancher.

D’ailleurs, dans le camp canadien, on n’a pas voulu leur accorder une trop grande importance. Les propos de Matthew voulant que son frère et lui aient voulu passer le message que le temps des Américains était arrivé n’ont pas trop ému les représentants de l’unifolié.
«Ils essaient de faire du bruit. C’est ce qu’ils aiment faire. On va se concentrer sur notre travail», a simplement laissé tomber Jordan Binnington.
Au moins, cette fois, les Canadiens savent à quoi s’attendre. Des ajustements seront apportés par rapport à la confrontation de samedi.
«Les Américains sont talentueux et habiles. En plus, ils se défendent très bien. Il n’y a pas d’espace, a expliqué Sidney Crosby. Il faut comprendre qu’on devra se battre pour créer des occasions de marquer.»
Binnington en terrain connu
Au-delà des ajustements, la présence de Cale Makar, dont l’absence face aux États-Unis s’est grandement fait sentir samedi, devrait aider.
«À moins que quelque chose arrive dans les prochains jours, je vais jouer», a assuré le défenseur.
N’en déplaise aux partisans de la formation canadienne, Jon Cooper vivra et mourra avec Binnington. À moins qu’il lui arrive une mésaventure à la Emil Heineman, c’est lui qui sera de nouveau devant le filet jeudi.
Encore une fois, cette rencontre sera l’équivalent d’un septième match d’une finale de la Coupe Stanley. Ça tombe bien. Binnington, dans l’uniforme des Blues de Saint-Louis en 2019, a remporté un septième match de la Coupe Stanley au TD Garden de Boston.
«Je n’y pense pas souvent parce que ça fait un bout de temps, mais c’est plaisant de s’en souvenir de temps à autre.»
Les prochains jours seront assurément un bon moment pour ramener ces souvenirs.