«Tu récoltes ce que tu sèmes»: Bedard comprend la décision d’Équipe Canada


Wilson Salaun
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Une fois de plus, les choix effectués par les différents états-majors des nations participant à la Confrontation des 4 nations font jaser, car plusieurs joueurs d’impact ont été laissés sur les lignes de côté, dont Connor Bedard, Nick Suzuki et Cole Caufield.
Sans connaître une vilaine saison, l’attaquant des Blackhawks de Chicago n’affiche pas la même forme que l’an dernier. Il maintient un rythme de 0,73 point par rencontre, et s’il continue ainsi, il récoltera 59 points en 82 matchs, soit deux de moins qu’en 68 rencontres lors de sa saison recrue.
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Et ça, Bedard comprend que ce soit entré en ligne de compte parmi les membres de l’état-major de l’escouade canadienne.
«Tu récoltes ce que tu sèmes, a-t-il déclaré mercredi soir à TNT. Et évidemment, je ne suis pas content de mon début de saison.»
Le talent, c’est indéniable, il l’a. Mais est-il prêt à jouer ce genre de compétition? C’est certainement la question que les dirigeants du Canada se sont posée. Il est dans une situation compliquée avec une équipe des Blackhawks en reconstruction.
«En faisant le tour de la Ligue pour la deuxième fois, c’est-à-dire dans votre deuxième année, il y a certains défis associés à cela, a pour sa part affirmé le directeur général de la formation canadienne, Don Sweeney, jeudi. Il est en train de travailler là-dessus en ce moment.»
S’il avait été choisi, il aurait été relégué au sein de la troisième ou quatrième unité d’attaque, ce qui ne lui aurait pas servi. Il ne joue pas sur le désavantage numérique et ne possède pas des qualités hors norme en défensive.
Néanmoins, le joueur de 19 ans ne doit pas trop s’inquiéter: il aura d’autres occasions de représenter le Canada, notamment aux Jeux olympiques de Milan et Cortina d’Ampezzo en 2026, car il aura probablement le gros bout du bâton lorsque plusieurs vétérans seront partis.
«Connor fait certainement partie de cette catégorie, a conclu Sweeney. Nous connaissons les qualités particulières qu’il possède.»
Suzuki pas assez complet
La compétition au centre a aussi eu raison des chances Suzuki, dont la participation à la Confrontation des 4 nations n’était évidemment pas assurée.
Il se battait avec les Brandon Hagel, Anthony Cirelli ou encore Seth Jarvis de ce monde pour les dernières places disponibles à l’attaque. De toute évidence, les trois patineurs mentionnés précédemment ont tapé dans l’œil du directeur général du Canada, Don Sweeney, puisqu’ils seront du tournoi.
Comment expliquer cette absence? Si Nick Suzuki est loin d’être mauvais pour freiner les meilleurs attaquants adverses, Hagel et Cirelli, eux, sont des spécialistes en la matière, et c’est ici que ça s’est joué.
Avec le Lightning de Tampa Bay, les deux joueurs évoluent sur le même trio et sur la première unité de désavantage numérique du club.
Cirelli passe en moyenne 2 min 30 s sur la glace par match en désavantage numérique, tandis que Hagel est à 2 min 25 s. Suzuki, lui? À 50 secondes.
Le Canada a assez de talent en Connor McDavid, Nathan MacKinnon, Mitch Marner ou encore Brayden Point pour aller marquer des buts. L’Unifolié avait besoin d’avants capables de stopper les meilleurs éléments adverses, et les deux joueurs de la formation floridienne rentrent parfaitement dans ce moule.
En plus, Cirelli et Hagel sont loin d’être des cancres en offensive. Le premier cité a 23 points en autant de sorties cette année, tandis que le second a amassé 29 points en 23 matchs.
D’ailleurs, Jim Nill, le DG adjoint du Canada, l’a très bien expliqué lors d’une récente entrevue avec le site de la Ligue nationale de hockey (LNH).
«Beaucoup de ces joueurs dont nous parlons sont polyvalents, a-t-il expliqué. Ils peuvent jouer sur les deux ailes. Ils sont suffisamment talentueux pour jouer avec des joueurs de haut niveau, et ils peuvent aussi jouer dans des rôles comme le désavantage numérique, mais ils peuvent aussi jouer en avantage numérique, et cela joue un rôle important dans un tournoi comme celui-ci.»
Bref, les décideurs de Hockey Canada ont choisi le meilleur des deux mondes.