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Confrontation des 4 nations: les États-Unis joueront pour Johnny Gaudreau

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-11T18:24:49Z

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L’aura de Johnny Gaudreau flottera dans les hauteurs du Centre Bell et du TD Garden de Boston pendant que l’équipe américaine tentera d’enlever les honneurs de cette première Confrontation des 4 nations.

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«Dans notre vestiaire, on a un chandail et un casier à son nom. On sait qu’il aurait été ici avec nous, a raconté Noah Hanifin. Johnny avait un talent phénoménal et spécial. On veut représenter sa famille pendant qu’on est à ce tournoi.»

Les dirigeants de l’équipe américaine ne se sont pas contentés d’un bout de tissus. En plus du chandail numéro 13, la présence de Guy Gaudreau dans l’entourage de la formation servira assurément d’inspiration.

Le père de Johnny et Mathew, fauchés par un chauffard l’automne dernier, a foulé la patinoire du Centre Bell. Vêtu d’un survêtement de sport, il a prêté main-forte à Mike Sullivan et ses adjoints pendant l’entraînement.

«Le monde du hockey américain est petit. C’est comme une famille, a indiqué Sullivan. Nous ressentions tous le besoin de soutenir Guy dans cette période difficile.»

«Ses fils ont eu un gros impact sur le hockey américain et sur le hockey en général. C’était un plaisir d’avoir Guy avec nous.»

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Gratitude et appréciation

La présence de M. Gaudreau a été grandement remarquée. Plusieurs anciens coéquipiers de ses fils ont tenu à se prendre en photo avec lui.

«Qu’il soit ici avec nous, c’est incroyable. C’est un honneur, a lancé Chris Kreider, visiblement émotif. Johnny a tellement fait pour le hockey aux États-Unis. Il a tellement été important dans chacune des équipes pour lesquelles il a joué. Il a eu un impact sur tous ses coéquipiers.»

Kreider en sait quelque chose. Gaudreau et lui ont dominé la colonne des pointeurs des Eagles de Boston College pendant la saison 2011-2012. Ensemble, ils ont défendu les couleurs des États-Unis aux Championnats du monde de 2018 et 2019.

«J’ai eu la chance de jouer avec lui au collège et de représenter mon pays en sa compagnie. Chaque fois, il a joué de façon sublime. J’ai plein de gratitude et d’appréciation pour ce qu’il signifie pour le hockey aux États-Unis.»

Hanifin, lui, a eu l’occasion de croiser le chemin des deux frères Gaudreau: Matthew dans les rangs collégiaux, et Johnny, à Calgary. Au fil des ans, sa famille s’est liée d’amitié avec les Gaudreau.

«C’est une famille incroyable. Je sais que Guy apprécie ces moments et que ça veut dire beaucoup pour lui. On est tellement contents qu’il passe du temps avec nous», a déclaré le défenseur des Golden Knights.

Gagner pour eux, mais pas à tout prix

Les Américains souhaiteront faire honneur à leurs compatriotes partis trop tôt.

«Nous pensons beaucoup à eux. Tout ça est encore tellement frais dans notre mémoire. On essaie encore de le digérer, a déclaré Jack Eichel. On veut faire de notre mieux pour Matthew et Johnny sachant qu’ils nous surveillent et qu’ils sont ici avec nous.»

Et ce ne sera pas nécessairement en remportant cette compétition qu’ils y parviendront.

«La plus belle chose que j’ai apprise en côtoyant Johnny, c’est de ne jamais oublier tout le plaisir qu’on a à jouer au hockey, a soutenu Kreider, la voix quelque peu éteinte. La plus belle façon de l’honorer, à part gagner, ce sera de savourer chaque seconde passée sur la patinoire.»

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