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Confrontation des 4 nations: Crosby et Matthews n’en peuvent plus d’attendre

Al Charest/Calgary Sun/QMI Agency
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-01-31T20:41:15Z

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Les joueurs de la LNH ont soif de compétitions internationales. Privés de participation aux Jeux olympiques depuis 2018, ils attendent depuis près d’une décennie d’avoir l’occasion de représenter leur pays dans une compétition regroupant les meilleurs hockeyeurs de la planète.

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Par conséquent, ceux qui craignent que le niveau de jeu de la Confrontation des 4 nations, qui se mettra en branle le 12 février à Montréal, se rapproche trop de celui des lassants tournois des étoiles à trois contre trois peuvent dormir sur leurs oreilles.

«J’ai l’impression que l’intensité sera semblable à celle d’une Coupe du monde. Quand tu réunis des joueurs en leur donnant l’occasion de représenter leur pays, tu peux être assuré qu’ils vont donner leur meilleur», a soutenu Sidney Crosby, nommé capitaine de l’équipe canadienne.

«Il y a plusieurs joueurs qui n’ont jamais eu cette chance», a-t-il pris soin d’ajouter.

Parmi ceux-ci, on note Auston Matthews. La dernière fois que l’attaquant des Maple Leafs a porté le chandail américain, c’était lors du Championnat mondial de 2016. Il était âgé de 18 ans et n’avait même pas encore disputé un match dans la LNH.

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Michel Desbiens/AGENCE QMI
Michel Desbiens/AGENCE QMI

«J’ai joué lors de la Coupe du monde en 2016, mais ce n’était pas tout à fait la même formule [il faisait partie d’un contingent de joueurs âgé de 23 ans et moins]. Les joueurs de ma génération, on vient de rater deux olympiades. On a hâte de vivre ce moment. Il y aura beaucoup d’honneur et de fierté en jeu», a assuré le capitaine de la formation américaine.

Un avantage pour les États-Unis

Comme c’est le cas lors de chaque compétition internationale, la pression sera dans le camp canadien. Au pays de l’unifolié, il n’y a rien d’autre que la médaille d’or qui compte.

Crosby, qui en a remporté cinq en six tournois avec la feuille d’érable rouge sur la poitrine, en sait quelque chose. Selon le héros des Jeux de Vancouver, le succès canadien réside dans un aspect précis.

«Notre plus grande force, c’est notre capacité de jouer en groupe. Chaque joueur est appelé à jouer un rôle qui sera peut-être différent de celui auquel il est habitué, a indiqué le numéro 87. Quand autant de bons joueurs sont réunis, ils doivent trouver une façon de faire un tout. C’est le souvenir que je garde des grandes équipes que j’ai vues en grandissant.»

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Sauf que, pour une rare fois, ce n’est pas nécessairement le Canada qui part favori. En grande partie en raison des forces en présence devant le filet. Alors que Jon Cooper devra faire confiance à Adin Hill, Samuel Montembeault ou Jordan Binnington, son homologue américain, Mike Sullivan, aura le loisir de choisir entre Connor Hellebuyck, Jake Oettinger et Jeremy Swayman. On parle de trois des meilleurs hommes masqués du circuit.

«C’est incroyable, s’est exclamé Matthews. Le poste de gardien de but, c’est assurément la position où chaque équipe souhaite avoir un avantage; que ce soit dans la LNH ou sur la scène internationale. Je suis tellement heureux de pouvoir miser sur trois des meilleurs.»

La mafia de la Nouvelle-Écosse

Les compétitions internationales, c’est également l’occasion de partager le même vestiaire que des joueurs qui sont habituellement des adversaires. Pour Matthews, ce sera l’occasion de renouer avec les Jack Eichel, Matthew Tkachuk, Dylan Larkin, Noah Hanifin et Zach Werenski, des patineurs avec qui il a déjà défendu les couleurs de son pays.

Pour Crosby, ce sera l’occasion de jouer avec Nathan MacKinnon et Brad Marchand, deux autres joueurs originaires de la Nouvelle-Écosse.

«Ce sera spécial. On patine et on s’entraîne ensemble l’été. On est tous issus d’un groupe d’âge différent. De pouvoir unir nos efforts pour la même cause, c’est assurément un moment que nous allons apprécier.»

Et pourquoi pas les trois sur le même trio? Ça provoquerait des étincelles à coup sûr.

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