Confrontation des 4 nations: «C’était mieux que dans mes rêves» - Brady Tkachuk


Jonathan Bernier
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Les frères Tkachuk ont de grandes gueules. Puisqu’ils ont deux ans de différence, on peut très bien les imaginer, enfants ou dans la jeune adolescence, en train de se chamailler, de s’étriver ou de se faire des coups pendables.
Jeudi, pour la toute première fois de leur vie, ils défendaient les couleurs de la même équipe et de leur pays. Côte à côte, sur le même trio.
On a vu ce que ça a donné. Quatre buts, du jeu physique, du rififi. De quoi étourdir et taper sur les nerfs des Finlandais.

« Je pense que c’était mieux que dans mes rêves. Je n’ai pas vraiment de mots pour décrire ce que je ressens en ce moment, a déclaré Brady, le plus jeune des deux. Je veux que ça se poursuive. Je veux continuer de créer des souvenirs. »
On peut comprendre l’excitation du jeune Tkachuk. Contrairement à Matthew, qui a remporté la coupe Stanley, en plus d’atteindre la finale à une autre occasion, Brady n’a jamais eu l’occasion de jouer du hockey sur une scène aussi grande.
« On a toujours rigolé à propos de ça. Je pense que je mène la ligue pour le joueur ayant regardé le plus de matchs de séries éliminatoires sans jouer, a-t-il lancé dans un éclat de rire. Tout au long de ces parcours, je demeurais assis et j’observais sa préparation et sa concentration. »
« Même ici, c’est l’occasion de voir comment agissent tous ces gars qui ont remporté des coupes. C’est le meilleur endroit pour apprendre. »
« Une véritable bête »
À la lumière de sa performance de deux buts et de huit mises en échec, on peut convenir qu’il apprend à la vitesse grand V. « Il a été une véritable bête. Il a été crédité de huit mises en échec, mais j’ai l’impression qu’il en a distribué 20, a vanté Matthew. Il a fait sentir sa présence tout au long du match, surtout au début. »
« C’est notre façon de jouer. C’est l’une des raisons pour lesquelles on est ici, a-t-il poursuivi. On doit continuer de jouer selon notre identité et nos forces. »
D’ailleurs, même s’ils évoluaient ensemble pour la première fois de leur vie, Brady et Matthew ont rapidement développé des affinités. Normal puisqu’ils sont frères, direz-vous.
« La communication, c’est ce qui nous a aidés, a soutenu Matthew. Entre frères, on se connaît. On n’est pas obligé de mettre de gants blancs. Si on veut la rondelle à un endroit précis, on est capable de se le dire tout de suite. »
Une idée de génie de Sullivan
Évidemment, Mike Sullivan se félicitait d’avoir réuni ce duo de frangins sur un même trio, même si ce ne fut pas dès le début de la rencontre. C’est une combinaison qui lui trottait dans la tête depuis quelques jours.
« Je pense que ces deux joueurs sont non seulement de grands joueurs, mais aussi de formidables coéquipiers. Je pense aussi que c’est plutôt cool d’avoir l’occasion de jouer avec son frère, cela peut être une motivation supplémentaire ou une inspiration supplémentaire », a expliqué l’entraîneur des États-Unis.
« On a obtenu exactement ce que l’on attendait d’eux, a-t-il poursuivi. Ce sont des compétiteurs, des gars qui veulent gagner. Ils incarnent parfaitement ce que l’on veut dire quand on parle de l’attitude américaine. »
Que le Canada, le prochain adversaire des Américains, se le tienne pour dit : les Tkachuk sont venus pour jouer, marquer des buts et déranger.